Adonaï Bada Amouzoun a présenté le jeudi 17 novembre 2022 sa thèse intitulée : «Ethnobotanique, écologie et phénologie de deux plantes aromatiques médicinales de la famille des annonaceae au Sud-Bénin : Uvariopsis tripetala et Uvariodendron Angustifolium ». Cette soutenance s’est déroulée au laboratoire d’écologie appliquée de la Faculté des sciences agronomiques.
Mention très honorable, c’est l’appréciation portée par le jury sur la thèse de doctorat, présentée par Adonaï Bada Amouzoun sous la direction de Aristide Cossi Adomou, professeur titulaire à l’Université d’Abomey-Calavi. En moins de 45 minutes, l’impétrant a présenté les résultats de ses recherches entre 2017 et 2020. Selon ses propos, l’objectif de la thèse est de contribuer à la valorisation et à la conservation des plantes aromatiques médicinales d’intérêt en voie de disparition au Bénin. Il s’est agi de documenter les connaissances endogènes des populations sur les usages de U. tripetala et U. angustifolium, de déterminer les facteurs socioculturels qui influencent les connaissances des usages de U. tripetala et U. angustifolium et d’évaluer les caractéristiques structurales et spatiales de ces espèces. Les données ont été collectées de 2017 à 2020 dans la forêt classée de la Lama (Zogbodomey) et dans la forêt Ewè-Adakplamè (Kétou) à travers des enquêtes ethnobotaniques, des relevés floristiques dans 90 placeaux de 1 ha chacun et du suivi des phases reproductives de U. tripetala et U. angustifolium. Au total, 24 et 17 usages ont été recensés respectivement pour U. tripetala et U. angustifolium. U. tripetala est plus abondant dans la forêt classée de Lama (26 tiges/ha) que dans la forêt Ewè-Adakplamè de Kétou (12 tiges/ha) en moyenne. U. angustifolium a la plus faible densité dans la forêt Ewè-Adakplamè de Kétou (6 tiges/ha) en moyenne. Sur le plan phénologique, chaque plante présente 4 stades pour la floraison et pour la fructification. U. tripetala et U. angustifolium fleurissent et fructifient une seule fois l’an. Seulement 5 % des fleurs initiées par individu de U. tripetala arrivent à se développer en fruits mûrs contre 4 % pour U. angustifolium. Cette étude constitue une base de données utiles pour une meilleure valorisation et conservation de U. tripetala et U. angustifolium.
Au terme de sa présentation, le jury a salué le travail de l’impétrant qui est d’une originalité à nulle autre pareille. Le jury lui a alors décerné le grade de docteur en botanique et écologie végétale avec la mention très honorable.
L’impétrant a promis ne pas s’arrêter en si bon chemin. Il entend sensibiliser les populations à ne pas aller chercher ces différentes espèces de façon anarchique pour les différents usages.
L. A.

















