Les projets asphaltage et Papc (Projet d’assaisonnement pluvial de Cotonou) ne sont pure qu’une continuité. Leur caractère ambitieux amène certains détracteurs à mettre à l’épreuve la bonne foi du gouvernement Talon. Ainsi, dans le Pag, le volet intéressant le cadre de vie, ces deux projets ne sont que la même face d’une pièce de médaille. En faisant le point, l’on se rend compte de cette évidence qui est difficile à percevoir de loin. Un exercice de bilan étape par étape est assez évocateur.
La différence entre le Projet asphaltage et le Programme d’assainissement pluvial de Cotonou
C’est un travail structuré qui s’observe sur le terrain. Depuis plusieurs jours, des caniveaux sont totalement repris et confectionnés là où ils n’existaient pas dans la capitale économique du Bénin. C’est un programme qui vient après l’opérationnalisation du Projet asphaltage, mais qui a des aspects à ne pas confondre. Ce programme ne vient pas remettre en cause le Projet asphaltage, et le ministre du Cadre de vie José Tonato, l’a bien expliqué lors du bilan An 1 gouvernement Talon 2. A la question « Vous avez parlé du Papc qui vient après l’opérationnalisation du programme « Asphaltage ». Est-ce qu’on n’est pas en train de remettre en cause ce que vous avez déjà fait jusque-là comme asphaltage ?», Il répond : « Non ! Du tout pas, parce qu’il n’y a pas eu une seule voie asphaltée, ou si on peut dire traitée, revêtue ou aménagée sans son réseau d’assainissement. Quand on fait la voie, on fait d’abord le réseau d’assainissement. Ça, c’est ponctuel à asphaltage. On fait les caniveaux, c’est ça l’assainissement.
Le Papc qui est le Programme d’assainissement pluvial de Cotonou, c’est comment on met en place un plan directeur d’assainissement de la ville où tous ces caniveaux qui longent la voirie doivent se déverser dans des grands collecteurs pour qu’en période de pluies, en période de montée des eaux, les quartiers soient définitivement hors d’eau. C’est pour ça que vous allez voir des grands collecteurs à ciel ouvert, qui dans certains quartiers, ne sont pas bien entretenus. Il y a des bassins de rétention d’eaux qu’on aménage comme exutoire et le plan d’assainissement n’est pas contraire à l’asphaltage, mais il vient le consolider. Il vient le compléter. Si vous suivez bien, le projet asphaltage a permis de traiter des pôles régionaux à l’intérieur de notre pays, comme les chefs de départements tels Parakou, Natitingou, Abomey et Bohicon. Il faut maintenant, pour accroître la durabilité de ces infrastructures-là, apporter de l’assainissement comme un investissement confortatif. C’est justement pour ça que nous avons le Projet d’assainissement pluvial des villes secondaires (Papvs) qui comprend notre intervention dans les villes secondaires. »
Les inondations à Cotonou avant Asphaltage et Papc
Le Projet 3Ci ( Cotonou en campagne contre les inondations) a été pendant longtemps pour la mairie de Cotonou sous le règne des Soglo le projet phare pour tempérer les effets néfastes des innondations. Mais du père au fils, cela n’a été que de la catastrophe. Le minimum pour vaincre en quelques jours, les inondations n’a été que du rêve pour les Cotonois et les Béninois. Les autorités ne se font que dédouaner dans les médias. En 2015, les cadres de la mairie de Cotonou sous l’égide du maire Nicéphore Dieudonné Soglo ont répondu aux accusations de la population par le biais du Directeur des services techniques à l’époque. Pour lui, les populations savent que la grande superficie de Cotonou est entièrement marécageuse. Malgré cela, les habitants ne cessent d’occuper les zones censées être le réceptacle naturel de l’eau. A le suivre, la mairie n’est pas restée silencieuse. Elle ne cesse d’agir. Au jour le jour, dit-il, cette situation constitue , pour le maire Nicéphore Soglo, et toute son équipe, un casse-tête , alors que plus de 64 milliards de francs cfa ont été injectés à Cotonou au cours des 20 dernières années pour assainir la ville. Il a clarifié que l’opération Cotonou en campagne contre les inondations (3ci) ne constitue pas une solution définitive au problème d’inondations dans la ville. Ce que beaucoup de Béninois ignorent. C’est une mesure pour pallier un tant soit peu les difficultés auxquelles les populations sont confrontées pendant les saisons pluvieuses, chaque année.
« Seulement de lourds investissements, une gestion judicieuse du territoire et une planification spatiale digne de ce nom, pourront totalement régler le problème des inondations à Cotonou», a-t-il laissé entendre avant de continuer : « Nous sommes tous tributaires de l’eau et pour remédier aux dégâts qu’elle peut causer, nous devons adopter désormais des comportements citoyens. Nous devons plutôt apprendre à vivre avec elle en transformant ses menaces en atouts et opportunités de développement à l’instar des Néerlandais. Pour y arriver, il nous faut une gestion judicieuse des territoires et une planification spatiale cohérente. Le slogan : « la ville travaille pour nous » n’est pas une incantation creuse. C’est l’expression de la ferme volonté de l’équipe municipale à faire de Cotonou, une ville assainie et accueillante pour ses populations et ses visiteurs. »
En 2016, lors d’une descente du maire de Cotonou sur les chantiers de pavage et d’assainissement dans le 1er arrondissement, il est dit que Léhady Soglo délivre bientôt Avotrou, Sènadé et environs des eaux. Selon le quotidien « Matin libre », les populations du 1er arrondissement de Cotonou vont bientôt pousser un ouf de soulagement dans le cadre de la lutte contre les inondations. Cela, grâce à la mairie de Cotonou qui, en partenariat avec la Banque mondiale dans le cadre du projet Pugemu, a lancé des travaux d’assainissement et de pavage des voies dans cette zone. Et c’est pour constater de visu l’avancement des travaux que le maire de la ville de Cotonou, Léhady Vinagnon Soglo, a effectué le mardi 26 avril 2016 une descente sur les chantiers. A la tête d’une forte délégation composée des membres de son cabinet, des partenaires techniques et financiers et des services techniques en charge de l’exécution desdits travaux, le maire Léhady Vinagnon Soglo a fait le tour d’horizon des différents chantiers pour constater le démarrage effectif des travaux. De la rue de Toundé Motors jusqu’à l’hôpital Kowégbo en passant par les quartiers, Sènadé, Avotrou, soit sur une distance de 2600 mètres linéaires, la première autorité municipale de Cotonou et sa suite se sont réjouies de l’évolution normale des activités conformément au planning établi dans le cahier de charges à la grande satisfaction de tous. D’un coût global de 8 milliards dont 4 milliards pour l’assainissement et 4 milliards pour les pavages de rues, les travaux seront terminés et entièrement livrés dans un délai de 10 mois pour le bonheur des populations d’Akpakpa. Pour le maire Léhady Soglo, à côté du programme « Cotonou en Campagne Contre les Inondations (3ci) » qui est un ensemble de mesures palliatives destinées à soulager au mieux les peines des populations en matière des inondations, il est également prévu des travaux d’assainissement et de pavage des voies. Il s’agit des travaux plus durables et définitifs et qui consistent notamment en la construction de collecteurs primaires et le pavage d’un certain nombre de voies dans la ville. « D’ici 10 mois, le visage de cette partie de la ville va complètement changer »,a ajouté le maire.
Mais tous ces pas posés n’ont rien amélioré. Il a fallu le projet Asphaltage pour se rendre compte que la solution était à côté. Certaines localités ont été soulagées. Le Papc viendra donc achever le bon processus.
La délivrance sous « le Nouveau départ »
Avec le Papc on aura d’autres voies asphaltées, est-ce à dire que cela vient compléter les actions du projet Asphaltage ? « Je puis le dire. Cependant, dans le domaine de la météorologie, on vous parlera des pluies décennales, centenaires. Et si vous dimensionnez votre réseau d’assainissement pour faire face à une pluie qui va arriver une fois tous les cent ans, vous allez gaspiller beaucoup d’argent, donc nous sommes aujourd’hui en mesure de gérer les inondations dans la moyenne acceptable. Il y aura peut-être tous les 25 ans, les 50 ans, une fois par cent ans une pluie qui va déborder parce que la météorologie est ainsi faite. Quand vous construisez les infrastructures, vous ne les construisez pas pour la plus grande capacité, parce que si ça arrive une seule fois tous
les cinquante ans, autant le faire pour ce qui se passe dans la moyenne annuelle. Aujourd’hui, nous sommes à l’aise pour faire face aux pluies décennales, aux pluies même de tous les 20 ans, 25 ans et puis, exceptionnellement, il y aura quand même quelques débordements une fois tous les 50 ans. Voilà le réseau qui sera construit à Cotonou pour nous mettre totalement hors d’eau. Par ailleurs, nous faisons, avec nos collègues des infrastructures, le contournement Nord qui va se concrétiser pendant le Pag 2. Nous avons une zone au nord de l’agglomération de Cotonou qui sera définitivement assainie. On aura bouclé la boucle pour la vulnérabilité vis-à-vis des inondations et de l’érosion côtière, deux phénomènes qui sont fortement impactés par les effets pervers des changements climatiques. Quand on parle de la montée de la température, de la montée des eaux au niveau planétaire, Cotonou est une des villes qui, aujourd’hui, anticipe pour faire face à ces problèmes-là », a répondu le numéro 1 du Cadre de vie au Bénin.
Bienvenue Agbassagan
(Suite dans la prochaine parution)

















