Entre autres dossiers abordés au cours du conclave ministériel d’hier mercredi 30 novembre 2022, le gouvernement a examiné le rapport du ministère de la Fonction publique relatif aux sanctions prononcées contre des responsables de la Société des infrastructures routières et de l’aménagement du territoire (Sirat Sa) suite à des irrégularités relevées dans une procédure d’appels d’offres.
Il y a quelques mois, l’opinion publique avait eu écho d’un dossier obscur de passation de marchés à la Société des infrastructures routières et de l’aménagement du territoire (Sirat Sa). Il s’agissait précisément d’une procédure de passation de marchés publics par appel d’offres en vue du déplacement du réseau de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb), en lien avec le projet de construction de l’échangeur de Cotonou au carrefour Vèdoko. A l’éclatement de l’affaire, certains responsables de la Sirat Sa avaient été auditionnés. La ministre de la Fonction publique, Adidjatou Mathys avait été saisie également pour prendre en charge le dossier et envisager, le cas échéant des mesures administratives contre les mis en cause. C’est donc au terme de cette mission qu’un compte rendu des sanctions prononcées à l’encontre des responsables a été fait le 30 novembre 2022 en Conseil des ministres. Il en ressort, à l’issue des enquêtes, que cinq (05) personnes notamment le directeur général de la Sirat Sa et quatre de ses collaborateurs, sont mis en cause et des procédures administratives enclenchées contre eux. De façon concrète, les procédures administratives ont abouti à des sanctions, notamment la rupture du contrat du Directeur général, la révocation ou le licenciement des autres, selon qu’ils sont fonctionnaires ou contractuels de droit public de l’Etat. Au regard de la diligence dont il a fait montre dans ce dossier, le gouvernement donne la preuve de son engagement dans la lutte contre la mal gouvernance. En affichant sa ferme volonté de tirer cette affaire au clair, le gouvernement a confondu les détracteurs qui ventilaient à qui veut les entendre, que le gouvernement fait du deux poids deux mesures.
Gabin Goubiyi

















