le Bénin disposera dans les tout prochains jours d’une nouvelle société de manutention au port de Cotonou en remplacement de la Société béninoise des manutentions portuaires (Sobémap). C’est l’une des décisions prises en Conseil des ministres le mercredi 30 novembre 2022 sous la présidence du Chef de l’Etat, Patrice Talon.
Une nouvelle société de manutention au port de Cotonou en remplacement de la Société béninoise des manutentions portuaires (Sobémap). C’est l’une des décisions prises en Conseil des ministres le mercredi 30 novembre 2022 sous la présidence du Chef de l’Etat, Patrice Talon. En effet, au cœur du volet Infrastructures du Programme d’actions du gouvernement (Pag) 2021-2026, la modernisation et l’extension du Port de Cotonou figurent en bonne place. Ce vaste chantier vise deux objectifs majeurs : faire du port de Cotonou un port très performant notamment grâce à la mise à niveau de ses infrastructures ; et offrir des conditions d’exploitation optimale des installations existantes pour faire face aux exigences du trafic maritime international et renforcer la compétitivité du port de Cotonou. Dans cette optique, l’autorité portuaire a élaboré un plan directeur qui réorganise les activités portuaires autour de trois principaux terminaux à savoir : un terminal polyvalent, un terminal à conteneur et un terminal vraquier en cours de construction. Cette nouvelle réorganisation des terminaux s’accompagne évidemment, pour une meilleure performance du Port de Cotonou, de certaines exigences dont une spécialisation des manutentionnaires par type de trafic de même qu’une responsabilisation de ces derniers sur chaque terminal, et un professionnalisme accru. Ces exigences appellent un nouveau souffle dans le secteur où le statut de la Sobémap se révèle comme un boulet, d’où des insuffisances à répondre efficacement à ces nouveaux défis. Ces insuffisances se justifient par le faible niveau de compétitivité en raison notamment du statut d’entreprise publique de la Sobémap qui ne facilite pas la flexibilité et l’adaptation aux exigences du commerce maritime international ; de sa faible capacité d’investissement pour adapter ses équipements aux besoins de l’industrie maritime en perpétuelle mutation, puis de la structure de ses charges d’exploitation. C’est donc pour juguler ces goulots d’étranglement et atteindre les objectifs visés, qu’il a été décidé en Conseil des ministres du mercredi 30 novembre 2022 la création d’une nouvelle société qui prendra en charge la gestion du terminal polyvalent et celle du terminal vraquier. Compte tenu de l’enjeu et afin de corriger les insuffisances relevées et optimiser la nouvelle approche, la nouvelle société sera d’économie mixte. Ce montage est bien pensé. Conformément à la méthode du gouvernement Talon, l’Etat actionnaire au capital s’est associé un partenaire stratégique de référence internationale. La pertinence de cette option du gouvernement n’est plus à démontrer car elle regorge de beaucoup d’avantages. Au nombre de ces avantages, cette société permettra de faire profiter au Port, l’expertise du partenaire stratégique, de son réseau d’armement pour l’accroissement du trafic portuaire d’une part et sa capacité à mobiliser les financements nécessaires à l’acquisition d’équipements modernes de manutentions d’autre part.
Le faible niveau de compétitivité de la Sobémap en cause
Au regard de tout ce qui précède, on peut dire sans se tromper que la Sobémap ne pourrait plus exister avec cette nouvelle donne. Cette nouvelle société prendra donc le relai de la Sobémap dont le faible niveau de compétitivité s’explique notamment par son statut d’entreprise publique qui ne facilite pas la flexibilité et l’adaptation aux exigences du commerce maritime international ; sa faible capacité d’investissement pour adapter ses équipements aux besoins de l’industrie maritime en perpétuelle mutation, ainsi que par la structure de ses charges d’exploitation. Par ailleurs, il est à rappeler que le Conseil des ministres du 14 septembre 2022 a acté la création du bureau d’embauche unique, dont l’opérationnalisation prochaine permettra d’assurer une meilleure gestion des dockers en leur offrant de meilleures conditions de travail et de vie. L’opérationnalisation prochaine de ce bureau d’embauche unique permettra d’assurer une meilleure gestion des dockers en leur offrant de meilleures conditions de travail et de vie.
Léonce Adjévi

















