Il s’est ouvert hier, lundi 4 septembre 2023 à Cotonou, la deuxième session ordinaire du Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (Cip-Uemoa). Trois principales communications vont meubler les travaux de cette session qui a été ouverte par le député Richard Allossohoun, vice-président du Comité interparlementaire, représentant le président du Cip-Uemoa empêché.
La cérémonie ouverture de cette session ordinaire du Cip-Uemao a connu, outre la présence des parlementaires membres de cette institution parlementaire sous régionale, celle d’un parterre de députés béninois dont le président Louis Vlavonou. En l’absence du président du Cip-Uemoa, l’honneur est revenu au député béninois Richard Allossohoun, vice-président du Comité Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (Cip-Uemoa) d’ouvrir les travaux de cette rencontre. Dans son discours d’ouverture qui a a d’ailleurs été la seule allocution délivrée à l’occasion, il a félicité le président Louis Vlavonou pour sa reconduction à la tête du parlement béninois. Un choix qui, selon lui, est la résultante de son leadership et de son engagement dans la promotion de l’action parlementaire au Bénin. Il a ensuite levé un coin de voile sur l’agenda de ces assises. A l’en croire, trois principaux sujets sont au menu de cette assemblée ordinaire. Il s’agit de la mise en œuvre des règles communautaires de concurrence, du commerce électronique : opportunités et défis et de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine : défis et opportunités pour les Etats membres de l’Uemoa. Ces trois thèmes feront objet de communications qui seront présentées par des experts de la commission de l’Uemoa. Pour l’orateur «les travaux se pencheront également sur l’examen du budget 2024 et du cadre de programmation budgétaire pluriannuelle 2024-2026 du Cip ».
Conforter la libre circulation des personnes et des biens
Dans son discours d’ouverture des travaux de la session ordinaire, le vice-président du Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire Ouest-africaine a dressé un état des lieux de la situation qui prévaut au sein de l’espace communautaire, laquelle est marquée par des crises sociopolitiques, l’étroitesse de son système financier, la paix et la sécurité pour ne citer que ces maux. Ces défis à l’en croire, appellent une convergence et une mutualisation des forces des Etats membres vu qu’un seul pays ne pourra les surmonter. Il appelle donc à une volonté politique inébranlable tout en gardant à l’esprit que la résilience des économies reste indissociable du processus d’intégration poursuivi par l’organisation communautaire. Il n’a pas manqué de plaider pour une mise en œuvre efficiente des règles communautaires afin de favoriser la libre circulation des personnes et des biens au sein de l’espace communautaire. «Notre Union doit conforter le pilier fondamental de l’intégration qu’est la libre circulation des personnes et des biens, par l’appropriation et l’application effective des réformes par les communautés de nos Etats elles-mêmes» a-t-il martelé.
Gabin Goubiyi




















