Dans un récent communiqué, les dirigeants putschistes ont accusé la France de rechercher « des voies et moyens pour intervenir militairement au Niger » pour rétablir le président déchu Mohamed Bazoum. Il s’agit là d’une accusation non fondée selon des autorités françaises qui ont expliqué la présence d’un porte-hélicoptère de la marine française dans les eaux béninoises.
Le séjour du porte-hélicoptère amphibie (Pha) Mistral de la marine française dans les eaux béninoises n’est nullement lié aux sanctions et actions engagées par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédeao) contre le Niger. Selon nos sources, la présence du porte hélicoptère en cause qui semble donner l’insomnie aux putschistes nigériens, n’a rien à voir avec la situation politique qui prévaut au Niger. D’après nos informations, la présence du porte-hélicoptère se justifie par les opérations de lutte contre l’insécurité maritime. En effet, dans le cadre desdites opérations, la partie française a sollicité et obtenu des autorités béninoises, l’autorisation d’entrée dans l’espace béninois et d’accostage au Port autonome de Cotonou au profit du porte-hélicoptère amphibie Mistral pour la période du 6 au 11 septembre 2023. Il convient de préciser que toutes les diligences administratives ont été faites par la partie française le 7 juillet 2023 soit bien avant le coup d’Etat du 26 juillet qui a consacré l’arrivée des putschistes au pouvoir. Les accusations et dénonciations malveillantes des nouvelles autorités nigériennes s’apparentent à une pure diversion ou encore à une manœuvre pour distraire l’opinion.
Abdourhamane Touré




















