Comme annoncé, la première session extraordinaire de l’année 2024 a été ouverte le mercredi 21 février 2024 à l’Assemblée nationale. 89 députés ont répondu présents à la convocation du président Louis Vlavonou. Une tension est survenue suite à la lecture de l’ordre du jour de la session. En effet, après la lecture de l’ordre du jour par le premier secrétaire parlementaire, le député Mahougnon Kakpo, le président du groupe parlementaire Les démocrates, Nourénou Atchadé, a informé la plénière du dépôt dans la matinée du mercredi 21 février 2024, de la proposition de loi de son parti relativement à la modification du Code électoral. Il s’est dit surpris de ce que la proposition ne soit pas prise en compte dans le cadre de la session extraordinaire en cours.
Prenant la parole, le président de l’Assemblée nationale a dit ne pas avoir reçu une telle information et qu’il n’a donc pas pris connaissance du document. Il a informé de ce que ce point ne pourrait faire partie de l’ordre du jour de la session extraordinaire ouverte le mercredi 21 février 2024 étant donné qu’il est intervenu ultérieurement à la convocation de la session. Une position soutenue par les députés Augustin Ahouanvoèbla, Orden Alladatin et Assan Séibou. Cette appréhension des choses n’est pas du goût du parti Les démocrates. Le député Eric Houndété s’est dit surpris par la position de ses collègues de la majorité parlementaire. A l’en croire, et selon la pratique parlementaire, les sujets ayant les mêmes objets, ont toujours été joints pour examen lors des sessions. Clôturant le débat, le président Louis Vlavonou a dit qu’il se prononcera valablement dès qu’il prendra connaissance du document. Cette réponse a quelque peu calmé les ardeurs au sein de l’hémicycle. C’est dire à quel point la session extraordinaire de l’Assemblée nationale en cours s’annonce houleuse et riche en débats.




















