Le journaliste Joël Tchogbé a reçu, dimanche 28 avril 2024, Alexandre Adjinan, secrétaire général du Syndicat national des enseignants du secondaire, technique et de la formation professionnelle du Bénin (Snestfp-Bénin), sur « Cartes sur table » de « Océan Fm ». Au cours de l’émission sur la Radio des défis, ils ont passé en revue les contours de la marche pacifique contre la cherté de la vie du samedi 27 avril 2024 qui a été bloquée par les éléments de la Police républicaine.
« Par rapport à cette marche, il faut dire que toutes les dispositions ont été prises du point de vue administratif parce que les acteurs syndicaux que nous sommes, avons le devoir de respecter la légalité. Les responsables syndicaux ont pris des dispositions à tous les niveaux pour que la marche devienne une réalité », a lâché Alexandre Adjinan, le secrétaire général du Snestfp-Bénin. Pour la tenue effective de la marche pacifique contre la cherté de la vie le samedi 27 avril 2024, Alexandre Adjinan a rappelé quelques dispositions légales et administratives qui ont été prises par les responsables syndicaux. « Les leaders syndicaux ont pris les dispositions administratives en annonçant l’intention de marcher parce que c’est ce que les textes ont prévu, en écrivant au préfet du département Littoral, à la mairie de Cotonou, au commissaire central de Cotonou, au groupement national des sapeurs-pompiers et à la Croix-Rouge. Ils ont également écrit à toutes les structures pouvant s’impliquer dans l’organisation et la réussite de cette marche pacifique », a fait savoir le syndicaliste. A l’entendre, les autorités, notamment le préfet du département Littoral avait à prendre les dispositions sécuritaires pour que cette marche soit encadrée parce qu’il s’agit d’une marche pacifique. Il est allé plus loin en déplorant le communiqué sorti par le préfet du Littoral à 48 heures de cette marche. « Il a fait de la diversion. Ce communiqué qu’il a sorti n’honore pas notre gouvernement parce que nous ne comprenons pas les raisons qui l’ont poussé à sortir un communiqué du genre », a-t-il fait observer tout en précisant que « nous sommes dans un régime déclaratif d’une marche ».
Ce que le préfet doit faire
A en croire l’invité de l’émission socio-politique, comme la marche sera reprogrammée, « le préfet du département Littoral doit se racheter et prendre toutes les dispositions pour que cette marche se tienne et soit une fête ». Selon l’invité de Joël Tchobé, ce n’est pas seulement les travailleurs qui veulent cette marche, mais tout le peuple béninois qui l’a veut afin d’exprimer le désarroi, le ras-le-bol face à la cherté de la vie.
Pas d’accointance avec les acteurs politiques
Pour ce qui est de l’organisation de la marche pacifique contre la cherté de la vie, l’invité de « Océan Fm » a, par ailleurs, souligné qu’il n’y a pas eu d’accointances avec les acteurs politiques. « Les leaders syndicaux ont pris les dispositions pour dissocier leurs actions complètement des acteurs politiques parce que les leaders syndicaux ont compris qu’ils ont été instrumentalisés dans le passé. Ils évitent toute accointance avec les pouvoirs politiques qu’ils soient de la mouvance ou de l’opposition. Pour organiser une marche, on n’a pas besoin d’être financé par des acteurs politiques », a-t-il-conclu
Patrice Zoundé (Coll)



















