Le 28 mai 2024 marque le 60ème anniversaire de la disparition de Louis Hunkanrin, une figure emblématique de l’histoire du Bénin. Homme de conviction et de courage, Hunkanrin a joué un rôle crucial dans la lutte pour l’indépendance du pays, laissant derrière lui un héritage impérissable.
28 mai 1964 – 28 mai 2024 ! Exactement 60 ans que Louis Hunkanrin, un des pionniers de l’indépendance du Bénin, a disparu dans le silence, dans la souffrance mais aussi dans la dignité. Né dans une époque marquée par la colonisation, Louis Hunkanrin a rapidement compris l’importance de l’émancipation et de la liberté pour son peuple. Diplômé et homme politique avisé, il a consacré sa vie à la défense des droits et des intérêts de ses concitoyens. Sa vision d’un État libre et souverain a inspiré de nombreux militants et leaders qui ont poursuivi son combat. Louis Hunkanrin était non seulement un homme politique, mais aussi un fervent défenseur de l’éducation et de la culture. Il a toujours défendu que l’éducation est la clé pour libérer les esprits et permettre un développement durable. Son engagement dans le domaine de l’éducation a ouvert des portes à de nombreux jeunes qui, grâce à ses efforts, ont pu accéder à des opportunités autrefois inimaginables. Son parcours n’a pas été sans embûches. Face aux obstacles et aux oppressions, Louis Hunkanrin a fait preuve d’une détermination sans faille. Ses discours enflammés et ses actions courageuses ont galvanisé les foules, renforçant l’élan vers l’indépendance. Même après son décès prématuré, son influence a perduré, guidant le pays vers la liberté. Instituteur émérite, journaliste pugnace, homme politique intrépide et surtout grand homme de conviction, cet illustre combattant de la liberté s’est éteint après avoir souffert le martyr et l’ignominie, pour avoir consacré l’essentiel de sa vie à la lutte contre les inégalités, les injustices et le régime d’indigénat sous la colonisation française. A côté d’illustres personnalités africaines de sa trempe comme Blaise Diagne du Sénégal, il a apporté sa part d’une Afrique intellectuelle, vigilante et debout. Aujourd’hui, 60 ans après son décès et les hommages nationaux qui lui été rendus, que nous reste-il de son héritage ? Sinon l’insouciance collective et l’indifférence. Entre le devoir de mémoire et l’oubli coupable, nous n’avons pas le choix ! L’histoire nationale doit être constamment revisitée, enseignée, transmise de génération en génération. Les hauts faits qui l’ont marquée doivent être reconnus, valorisés, magnifiés et leurs auteurs portés au pinacle de l’exemplarité. Aujourd’hui, 60 ans après sa disparition, il est essentiel de se souvenir de lui.
Estelle Vodounnou (Stag)




















