Le Père Raymond Goudjo, directeur fondateur de l’Iajp/Co et directeur national de la Caritas Bénin a planché le jeudi 18 juillet 2024 au Chant d’Oiseau de Cotonou sur le thème : « La Coopération internationale : Un regard critique et éthique sur sa contribution au Bénin ». Organisée par l’Institut des artisans de justice et de paix (Iajp), cette rencontre a été l’occasion pour le spécialiste de morale sociale de donner sa position sur l’Alliance des Etats du Sahel (Aes).
« Je ne suis ni pour ni contre. Je suis interrogatif ». Telle est la position du Père Raymond Goudjo, directeur fondateur de l’Institut des artisans de justice et de paix Iajp/Co et directeur national de la caritas Bénin, par rapport à l’Alliance des Etats du Sahel (Aes). Il l’a fait savoir le jeudi 18 juillet 2024 lors de la conférence débat sur le thème : « La Coopération internationale : Un regard critique et éthique sur sa contribution au Bénin ». « Vous savez, apprenons à connaître notre culture et nos cultures. On ne s’est pas interrogé de savoir pourquoi pour les sacrifices humains que pratiquent certaines religions, ils vont voler l’enfant ou la personne dans une tribune totalement éloignée ». Selon le spécialiste de la morale sociale, « le devin ne choisit jamais l’enfant de quelqu’un parce que le lendemain, il doit choisir l’enfant de l’autre ». Pour le Père Raymond Bernard Goudjo, « c’est un jeu de vengeance ». « Tout simplement parce que nos cultures ont le sens de l’homme même si il y avait une vision. Le sens de l’homme n’est peut-être pas un peu trop communautariste mais pas universel au sens propre du terme puisqu’ on est parti prendre l’enfant de l’autre », a indiqué le Directeur Fondateur de l’Iajp avant d’ajouter : « L’Aes détruit certains de ses enfants pour pouvoir grandir. Il crée la haine à l’intérieur. Je me pose des questions là-dessus à partir du moment où vous vous sacrifiez certains de vos enfants contre leur gré parce qu’ils ne peuvent pas exprimer leur opinion. Vous sapez vos projets à la base. Ce n’est pas moi qui suis en train de souhaiter, ce sont les faits que j’observe et on écoute », a-t-il déclaré. Allant plus loin dans son développement, il a déclaré que la pensée des putschistes, est en train de s’essouffler. La raison selon lui, est que ces derniers refusent de s’ouvrir à ce que pensent d’autres personnes, d’autres natifs, qui disent qu’ils veulent oser penser et ne pas penser comme eux . Il doute fort « qu’à cette course-là qu’ils peuvent réussir parce qu’ils se créent des ennemis intérieur”. Pour lui, les juntes militaires de l’Aes « n’ont pas besoin de venir dire que les soldats sont au Bénin ». Le spécialiste de la morale sociale a révélé que « les propres ennemis sont déjà à l’intérieur c’est-à-dire que quand le ver est dans le fruit, il faut voir les choses tout simplement, il faut observer et voir », a-t-il conclu.
Léonce Adjévi

















