Les maisons d’arrêt d’Abomey, Parakou, Lokossa, Savalou et Natitingou feront dans les jours à venir, objet d’extension et de réhabilitation. Ainsi en a décidé le gouvernement au cours de son conclave du mercredi 24 juillet 2024. Une décision qui participe de l’amélioration de la vie carcérale au Bénin.
Le renforcement de l’Etat de droit est l’un des chantiers du Pag 2021-2026. Au point 7 des réformes prioritaires dans le secteur de la Justice, figure la réforme du système pénitentiaire et des conditions de vie des prisonniers. L’objectif est donc clairement d’améliorer les conditions de détention dans les prisons civiles conformément aux standards internationaux. L’atteinte de cet objectif passe aussi par la construction et l’équipement des juridictions et établissements pénitentiaires afin que les conditions de vie dans ces établissements puissent être effectivement humanisées. Les motivations d’un tel chantier ne sont autres que les plaintes sans cesse renouvelées de la surpopulation carcérale, la vétusté de certaines infrastructures et des rapports d’organisations nationales et internationales, même si depuis 2016, le gouvernement du président Patrice s’emploie à faire bouger les choses dans le bon sens. Le gouvernement a tellement bien compris cet impératif qu’en dehors de la construction de nouveaux centres pénitentiaires envisagés, le Conseil des ministres d’hier mercredi 24 juillet 2024, a marqué son accord pour la contractualisation en vue d’une mission de maîtrise d’œuvre complète dans le cadre du projet d’extension et de réhabilitation de cinq (5) maisons d’arrêt. Il s’agit des maisons d’arrêt d’Abomey, de Parakou et de Lokossa, Savalou et Natitingou. Le challenge à travers ces travaux annoncés, est d’endiguer le problème de la surpopulation carcérale, favoriser l’amélioration des conditions de vie des personnes privées de liberté en leur assurant des conditions de vie respectueuses de leur dignité. Cette décision démontre que le gouvernement travaille aussi à faire respecter les droits et la dignité de ceux de ses enfants qui se sont momentanément égarés en tombant sous le coup de la loi.
Gabin Goubiyi


















