La Commission électorale nationale autonome (Céna) a proclamé, il y a quelques jours, les résultats définitifs des élections communales du 11 janvier 2026. Sans surprise, le parti Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) présidé par Paul Hounkpè a obtenu 6,65% des suffrages exprimés. Conséquence directe, la formation s’en sort avec zéro siège, car n’ayant pas atteint 10% au plan national.
Il est un secret de Polichinelle que le parti Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) n’a obtenu aucun élu communal à l’issue des élections communales de janvier 2026. Il ne figure donc pas parmi les partis politiques ayant participé au partage des 1815 conseillers communaux selon les résultats délivrés par la Commission électorale nationale autonome (Céna). Une situation qui ne devrait étonner en raison de la non-représentativité de la formation politique dirigée par Paul Hounkpè depuis des années et qui a été confirmée au terme des élections législatives où elle s’en est sortie avec 4,78%. En effet, depuis plusieurs scrutins auxquels le parti a régulièrement participé après la mise en place de la réforme du système partisan, il n’a pu atteindre le seuil requis pour la plupart en dehors des élections communales de 2020. Paul Hounkpè et les siens ont brillé par leur incapacité à obtenir les voix qu’il faut pour lever des sièges à l’Assemblée nationale ou dans les mairies. Pour les dernières élections communales, ils n’ont pas fait exception à la règle. Selon le Code électoral, pour les élections communales, deux seuils de représentativité sont exigés. Il s’agit des 10% au niveau national et 10% au niveau de l’arrondissement qui sont des éléments déclencheurs pour que le parti en lice puisse participer au partage des sièges. Les accords de coalition parlementaire ou de gouvernance ne prennent donc pas en compte les élections communales. Ces arrangements entre partis bien encadrés par la loi concernent uniquement les élections législatives et présidentielle. Ces garde-fous ont été fixés par le législateur pour aboutir à la finalité de la réforme du système partisan qui permettra d’avoir deux ou trois grandes formations politiques capables de réunir 10% au niveau national, 20% au niveau des circonscriptions électorales pour les législatives et 10% dans chacun des 546 arrondissements. Il est désormais clair que pour que la Fcbe puisse obtenir des députés ou des conseillers communaux, une fusion avec l’un des grands partis de la mouvance était importante comme le parti « Renaissance nationale» l’a fait en intégrant l’Union progressiste le Renouveau.
Mohamed Yasser Amoussa (Coll)



















