La ville métropole du Bénin, Cotonou, est actuellement au cœur de la sécurité numérique africaine, lundi 7 juillet 2025, plus de vingt délégations militaires africaines sont réunies dans la capitale économique du pays, pour le sym[1]posium African Endeavor 2025. Cette initiative d’envergure continentale, co-organisée par les Forces armées béni[1]noises (Fab) et le Commandement américain pour l’Afrique (AfriCol), vise à renforcer la résilience numérique des armées face à l’évolution constante des menaces dans le cyberespace.
Le thème de cette édition, « Sécuriser la frontière numérique: approches collaboratives et stratégies proactives», souligne l’urgence d’une réponse coordonnée. Fortunet Nouatin, ministre délégué chargé de la défense nationale, a insisté sur la nature transformée des menaces sécuritaires. « Là où la menace sécuritaire était autrefois visible, territorialisée et conventionnelle, elle est aujourd’hui invisible, décentralisée, instantanée et globale », a-t-il déclaré, soulignant l’importance cruciale de la défense de la souveraineté dans le cyberespace. Pour lui, la cybersécurité est désormais un pilier fondamental de l’autonomie stratégique et de la crédibilité militaire. Il a appelé les Nations africaines à adopter des approches proactives, partagées et intégrées, repositionnant le cyberespace au cœur des doctrines de défense pour anticiper les menaces plutôt que de simplement y réagir. Lancé en 2006 en Afrique du Sud, l’African Endeavor s’est imposé comme une plateforme essentielle de formation et de collaboration. Ce forum multilatéral a déjà bénéficié à plus de 2 000 spécialistes issus de plus de 40 pays, incluant l’Union africaine, l’union européenne et l’Otan. L’objectif de ce creuset est de construire une infrastructure de communication sécurisée, interopérable et résiliente, tout en élaborant des stratégies nationales de cyberdéfense efficaces. Au programme de cette édition, une exposition technologique mettra en lumière les dernières innovations du secteur. Des démonstrations interactives et des opportunités de réseautage sont offertes aux communicateurs de haut niveau venus de tout le continent et du Commandement des États-Unis pour l’Afrique, favorisant ainsi le partage de connaissances et d’expertises.
Coopération transnationale : indispensable face aux menaces globales
L’importance de la coopération internationale a été fortement soulignée par Brian Shukan, Ambassadeur des États-Unis près le Bénin. « Dans le monde interconnecté d’aujourd’hui, les menaces dans le cyberespace ne connaissent pas de frontières », a-t-il affirmé. Pour l’ambassadeur Shukan, African Endeavor incarne cet esprit de partenariat en renforçant les capacités de commandement, de contrôle, de communication et de cyberdéfense des nations africaines. L’objectif commun est de créer des systèmes sécurisés, fiables et interconnectés à travers le continent, rendant la tâche plus difficile aux cybercriminels et autres acteurs malveillants, et renforçant la sécurité de chaque pays participant, y compris le Bénin. Le symposium de Coton met en lumière un mes[1]sage clé qui est que la sécurité numérique ne peut être atteinte isolément. Le ministre Nouatin a souligné que « la sécurité numérique ne se gagne ni dans la solitude, ni dans le cloisonnement, mais dans la coopération, la confiance militaire et l’anticipation partagée ». Il a insisté sur la responsabilité collective de faire du cyberespace un domaine de sécurité partagée plutôt qu’un champ d’instabilité. En mutua[1]lisant les efforts, en intégrant les capacités nationales et en partageant les connaissances, l’Afrique s’achemine vers une culture stratégique commune en matière de cybersécurité, essentielle pour relever les défis contemporains et assu[1]rer la stabilité du continent.
Karol B. Sékou (Coll

















