À l’issue des finales passionnantes du Championnat professionnel de volley-ball, disputées le samedi 8 août 2026, le président de la Fédération béninoise de volley-ball (Fbvb), Ali S. Yaro, dresse un bilan enthousiasmant. Reconnaissant la montée en puissance du championnat national, les succès retentissants des clubs et des sélections à l’international, et les prochaines échéances continentales et mondiales, le patron du volley-ball béninois livre sa vision stratégique pour l’avenir de la discipline. Ci-dessous, l’intégralité de ses propos.
Les playoffs du Championnat professionnel viennent de livrer leur verdict dans une ambiance festive. Quel bilan dressez-vous au terme de cette compétition ?
Ali S. Yaro : « Je voudrais tout d’abord saluer l’ensemble des acteurs. Au-delà de ces sept jours de compétition que nous avons dénommés playoffs, c’est huit mois de compétition intensive sur plus de 15 stades en aller-retour, avec 17 équipes masculines et 15 équipes féminines. Tout ceci s’achève en apothéose avec le spectacle auquel nous avons assisté. Au-delà des seuls résultats techniques, je crois sincèrement que c’est le volley-ball béninois qui a gagné.
On ressent une dynamique ascendante au fil des saisons. Quelle est la recette de cette régularité dans la progression ?
Depuis cinq ans que nous avons commencé cette aventure, nous essayons chaque année de faire un effort supplémentaire, d’innover un peu plus. Cela se déteint aujourd’hui très nettement sur les résultats de nos équipes nationales, tout comme sur les performances de nos clubs lorsqu’ils sortent représenter le pays lors des compétitions internationales.
Ces progrès se traduisent-ils déjà concrètement sur la scène sous-régionale et continentale ?
Absolument. Nous revenons tout juste d’une campagne fructueuse en Côte d’Ivoire où, pour la toute première fois de son histoire, le Bénin a battu la Côte d’Ivoire. Par la suite, nous avons également dominé le Burkina Faso et le Niger. C’est la preuve que cette innovation portée par l’État, à travers le ministère en charge des Sports en organisant ce championnat professionnel, est particulièrement bien vue et porte ses fruits. Nous sommes convaincus que dans dix ans, même si nous ne serons peut-être plus aux affaires, le Bénin écrira son nom au sommet du podium africain en volley-ball et en beach-volley.
Justement, où en est le Bénin sur ces deux fronts, entre le volley-ball en salle et le beach-volley ?
Au niveau du beach-volley, nous y arrivons déjà presque. En revanche, pour ce qui est du volley-ball en salle, il y a encore du chemin à parcourir, mais nous constatons de très beaux progrès. L’évolution est constante et prometteuse.
Le championnat professionnel vient de s’achever, mais la saison fédérale est loin d’être terminée. Quelles sont les prochaines étapes ?
En effet, le championnat est terminé, mais la saison se poursuit activement au niveau de la fédération. Nous avons encore deux phases finales de ligue à organiser : très prochainement à Djougou pour la première ligue avec six équipes engagées, puis à Abomey pour la Ligue nationale. À cela s’ajoutent les différents déplacements et engagements de nos sélections nationales dans la campagne africaine.
Sur le plan international, les sélections de beach-volley s’apprêtent à relever de grands défis. À quoi faut-il s’attendre ?
C’est un autre grand challenge qui nous attend. Vous vous souvenez que l’année dernière, personne ne nous attendait à ce niveau. Et pourtant, à la Can, nous avons fini 4ème, décrochant une qualification historique parmi les quatre nations africaines pour le Mondial en Australie. Lors de ces Championnats du monde, nous sommes sortis première nation africaine en beach-volley. Nous remettons ce statut très précieux en jeu prochainement en Égypte, du 16 au 23 août prochain, et nous nous souhaitons très bonne chance.
Quels sont les duos retenus pour défendre les couleurs nationales en Égypte ?
Chez les hommes, nous faisons confiance à la même paire qui a fait ses preuves : Daouda Yakoubou et Tobby Tohouegnon. Chez les dames, nous avons choisi d’innover et d’améliorer l’équipe pour préparer sereinement l’avenir. Grâce au programme initié par le ministère des Sports à travers l’Obssu, qui vise à promouvoir la participation de nos jeunes talents aux joutes internationales, nous alignons une nouvelle paire composée de Blandine Akakpo et Suraya Traoré. Ce sont elles qui iront défendre avec fierté les couleurs du Bénin en Égypte ».
Propos recueillis : Karol B. Sékou (Coll)




















