Malgré une entame de match laborieuse et deux buts concédés en première période, la sélection nationale féminine du Bénin a montré un visage conquérant après la pause, s’inclinant de justesse (2-1) face à la Côte d’Ivoire hier samedi 28 février 2026 au stade Félix Houphouët-Boigny. C’est le verdict de ce match amical qui a réuni les deux sélections pour le compte de la fenêtre Fifa février-mars 2026.
Dans ce cadre de la trêve internationale féminine 2026, la Côte d’Ivoire reçoit le Bénin et le Kenya dans un mini-tournoi. La première sortie des Amazones du Bénin dans ce mini-tournoi amical en terre ivoirienne a laissé un goût d’inachevé. Sur la pelouse mythique du Félicia, les joueuses du sélectionneur Abdoulaye Ouzerou ont d’abord subi la loi d’une équipe ivoirienne plus incisive et mieux organisée tactiquement. Portées par leur capitaine Amani Kakounan, les Éléphantes ont rapidement pris l’ascendant grâce à une réalisation collective conclue par Séry Grâce Ruth dès la 18ème minute de jeu.Dominées dans les duels et peinant à sortir de leur moitié de terrain, les Béninoises ont craqué une seconde fois avant la demi-heure de jeu. Profitant d’un placement approximatif de la défense des Amazones, Konan Akissi Inès a parfaitement exploité une offrande de Habibou Ouédraogo pour doubler la mise d’un plat du pied imparable. À 2-0 pour la Côte d’Ivoire, le scénario semblait s’orienter vers une correction pour les visiteuses, un constat partagé avec amertume par le technicien béninois à l’issue de la rencontre. « Nous avons eu deux équipes béninoises et ce n’est pas normal. J’ai senti le groupe de départ très peureux. Et nous encaissons deux buts. Nous allons corriger tout cela dans la perspective du match contre le Kenya lundi », a expliqué Abdoulaye Ouzerou, pointant du doigt le manque d’agressivité initial de ses protégées.
Cependant, le retour des vestiaires a offert un tout autre spectacle aux observateurs. Transfigurées par les ajustements tactiques et l’apport de sang neuf, les Amazones ont enfin imposé leur rythme. Le coaching béninois s’est avéré payant à l’heure de jeu lorsque Romaine Gandonou, fraîchement entrée en jeu, a transformé avec sang-froid un penalty consécutif à une faute dans la surface ivoirienne (2-1). Ce but a totalement relancé la dynamique du match, plongeant les filles de Pedros Reynald dans le doute. Durant les trente dernières minutes, les Amazones ont multiplié les assauts, acculant les Ivoiriennes dans leurs derniers retranchements sans toutefois parvenir à arracher l’égalisation. Ce sursaut d’orgueil, bien que tardif, souligne le potentiel physique et mental du onze béninois.
De son côté, le sélectionneur ivoirien Reynald Pedros n’a pas caché son mécontentement face à la fébrilité de ses joueuses sous la pression béninoise. « On a eu du mal à respecter tout ce qu’on a appris durant ce regroupement. Le score de 2-1 est bon, mais ce n’est pas satisfaisant. Nous nous sommes mis beaucoup de pression inutilement. Nous avons perdu la confiance. Bref, je peux dire que nous ne sommes pas encore prêtes. Ce qui m’embête, ce sont les comportements individuels. Il faudra se reprendre, montrer un autre visage », a-t-il espéré, reconnaissant implicitement la difficulté imposée par le Bénin en fin de partie.
Désormais tournées vers l’avenir, les Amazones devront s’appuyer sur cette seconde période encourageante pour affronter le Kenya ce jour lundi 2 mars 2026. L’objectif est de gommer les erreurs défensives de ce duel avec la Côte d’Ivoire pour valider les progrès observés lors de cette soirée abidjanaise.
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