Comme annoncé depuis quelques jours, des migrants volontaires béninois qui ont manifesté le désir de retourner au bercail, après le drame survenu au large des côtes tunisiennes, ont été rapatriés dans l’après-midi d’hier, mardi 28 mai 2024. Leur retour a été facilité par l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) au Bénin, en étroite collaboration avec le gouvernement du Bénin.
Après avoir survécu au naufrage du 16 au 17 mai 2024 en Tunisie, les migrants de nationalité béninoise ont exprimé la volonté de revenir au pays. Mardi 28 mai 2024 sur le tarmac de l’aéroport international cardinal Bernardin Gantin de Cotonou, l’avion qui a atterri avait, à bord, 173 migrants dont 28 femmes. Ce retour, a été rendu possible grâce à l’initiative conjointe de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) dont la mission est de renforcer la protection et les capacités des migrants de retour volontaire dans leur pays d’origine. L’assistance à la réintégration offre un soutien adapté aux besoins et aux vulnérabilités des migrants et de leurs communautés. Elle fournit également un appui au développement local et contribue à atténuer les facteurs de la migration irrégulière et forcée tout en contribuant á la stabilité. A leur descente d’avion, les migrants ont été accueillis par les représentants du ministère des Affaires étrangères, les représentants du ministère de l’Intérieur et de la sécurité publique, les représentants du ministère des Affaires sociales et de la microfinance, les représentants du ministère de la Santé, des représentants de l’Ambassadrice, Cheffe de Délégation de l’Union européenne et la Cheffe de mission de l’Oim.L’Organisation internationale pour les migrations (Oim) au Bénin a offert une assistance aux migrants de retour. Cette assistance est constituée de nourriture, d’eau, de kits d’hygiène, d’argent de poche pour les besoins immédiats comme le transport vers les zones de retour définitif, notamment Djougou et ses environs en attendant la seconde phase de l’assistance qui est la mise en place d’activités génératrices de revenu dans le cadre de leur réintégration. Par ailleurs, un appui psychologique et sanitaire est offert aux migrants dans le besoin. Cissé Ahmadou, migrant de retour, originaire de Djougou, a exprimé sa joie d’être de retour et encourage ses compatriotes à éviter les routes de la migration irrégulière. «Je n’encouragerai personne à emprunter cette voie, car moi seul, sais ce que j’ai vécu lors de mon voyage», déclare-t-il. « Avant de partir, j’avais un petit travail qui me permettait de subvenir à mes besoins, je ne demandais rien de plus que de préserver ma santé et de retrouver ma famille. », a-t-il confié. Tout en remerciant le gouvernement pour sa collaboration dans le cadre de ce retour des migrants, Ndiaye Fatou Diallo, Cheffe de mission Oim a indiqué qu’il n’y a aucune honte à migrer, mais que cela devrait se faire de manière régulière et ordonnée.
Abdourhamane Touré

















