Après l’annonce des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle, la course au perchoir de l’Assemblée nationale est lancée. Les jeux sont encore ouverts et on se demande qui des élus de l’Union progressiste le Renouveau ou du Bloc républicain pourrait hériter du perchoir de l’Assemblée nationale ?
Qui pour diriger l’Assemblée nationale 10ème législature ? À quelques mois de l’élection présidentielle, le perchoir est particulièrement stratégique. Avec respectivement 60 et 49 sièges sur les 109 que compte l’Assemblée nationale, l’Union progressiste le renouveau (Up-R) et le Bloc républicain (Br) sont tous deux admis à prétendre au prestigieux fauteuil. Même si le parti majoritaire l’Up-R est mathématiquement crédité d’une avance évidente pour le perchoir, des accords pourraient intervenir entre les deux formations politiques pour favoriser un cador du Bloc républicain. Mais avant, en interne, la lutte s’annonce âpre et pourrait, jusqu’à la dernière minute, déjouer les pronostics comme en 2023 où malgré que des figures de proue étaient annoncées pour le poste, c’est finalement Louis Vlavonou qui n’était pas favori à l’époque qui se verra renouveler son bail. Objet de multiples tractations, l’élection du président de l’Assemblée doit clarifier le rapport de force politique des deux blocs de la majorité. Dans le jeu des négociations, qui sortira vainqueur ? Bien malin celui qui devinera le nom du prochain président de l’Assemblée nationale. Vlavonou sera-t-il reconduit pour la troisième fois? Ou le président Talon va-t-il promouvoir un de ses fidèles soutiens au perchoir ? Va-t-il faire confiance aux ministres qui sont élus députés ? Le président Talon se retrouve face à un grand dilemme. Ces ministres élus députés vont-ils poursuivre leur séjour au gouvernement pour les quelques quatre mois restants ou plutôt faire le choix de siéger à l’Assemblée nationale pour égrener le mandat septennal? S’ils font l’option de rester au parlement, le président Patrice Talon sera obligé de procéder à un remaniement technique de son gouvernement.
Sergino Lokossou



















