Quoique ce fut au terme de moult péripéties, le parti « Les démocrates » a réussi à décocher le précieux sésame (récépissé définitif) qui les inscrit sur la ligne de départ des élections législatives de 2023. Désormais, le parti se dit porteur de l’espoir de tout un peuple, est attendu pour prouver de quoi il est capable sur le terrain.
La sulfureuse parenthèse du récépissé définitif fermée, le parti « Les démocrates » doit désormais affronter le plus dur qui en réalité ne fait que commencer. Eric Houndété et les siens sont désormais face à la plus grande équation : celle de gagner la bataille électorale. La déclaration du premier responsable du parti en dit long sur les objectifs pour les Législatives qui s’annoncent. Depuis qu’il a affiché son intention de participer aux joutes électorales du 8 janvier prochain, le parti « Les démocrates » n’a jamais fait de mystère sur ses ambitions. Samedi 19 novembre 2022, le premier responsable du parti l’a réaffirmé en marge de la cérémonie de réception du récépissé définitif. « Nous avons fait le chemin de croix. Nous nous y attendions. Nous savions que ça pourrait être très difficile, très laborieux pour nous parce que nous sommes ce que nous sommes, parce que nous ne sommes pas les autres. Nous avons fait le chemin que vous connaissez et par la grâce de Dieu, nous avons aujourd’hui reçu notre récépissé définitif. Ce récépissé définitif n’est pas que celui du parti « Les démocrates » à travers ses militants. C’est le récépissé des Béninois épris de paix, de justice et d’égalité. C’est le récépissé de tout le peuple béninois, membres ou non du parti « Les démocrates ». Je voudrais saluer tous ceux qui ont œuvré pour que le dossier de candidatures soit monté, ceux qui se sont sacrifiés pour s’acquitter des vrais et faux impôts, ceux qui ont été sacrifiés pour que nous puissions avoir une liste qui passe. Je salue tous les camarades dont nous avons dû nous séparer pour que notre présence dans la liste des partis en compétition soit effective. Je dis merci à chacun et à tous, à l’ensemble des Béninois qui nous ont soutenu et manifesté une joie immense jeudi dernier lorsque la Cour constitutionnelle a déclaré que notre liste devrait être réintégrée dans le processus. Je n’oublie pas ceux qui ont fait la fête à Cotonou et un peu partout. La lutte continue. C’est maintenant que le combat commence parce qu’ils ne nous attendaient pas. Mais nous y sommes et nous y resterons. Les derniers seront les premiers. Nous avons été les derniers sur la liste des partis politiques admis à concourir, nous serons les premiers par la grâce de Dieu et le travail de nos camarades qui sont sur le terrain, par la volonté de ce peuple qui veut que plus jamais, il n’y ait une Assemblée nationale monocolore, qui veut qu’à l’Assemblée nationale, les députés soient l’émanation du peuple. Nous allons réussir ce challenger, je l’espère d’ici le 8 janvier 2023. Ce sera le jour du peuple», a laissé entendre Eric Houndété.
Aller au-delà des discours
Sonner le tocsin du Parlement « monocolore » et induire un nouveau mode de gouvernance, sont les deux principaux tenants qui sous-tendent la participation du parti au challenge électoral qui s’annonce. L’euphorie consécutive au verdict de la Cour constitutionnelle rendu le jeudi 17 novembre 2022, qui a repêché in extremis, le parti de l’opposition radicale, est symptomatique du relatif espoir porté en cette formation politique par une frange de la population. Au-delà des discours qui tentent de présenter le parti comme le plus adulé au sein de la population, Eric Houndété et sa troupe doivent travailler à marquer les esprits en démontrant à la face du monde ce dont ils sont véritablement capables. Cette participation, la première du parti depuis sa création, lui donne l’occasion de traduire dans les actes le contenu de ses discours. En effet, le parti constitué pour la plupart de caciques du régime Yayi, a toujours taxé le pouvoir de l’évincer de la compétition électorale en raison de son ancrage au plan national. Baromètre par excellence de l’assise d’une formation politique, les Législatives de janvier prochain, permettront d’apprécier ce dont le parti est véritablement capable. Désormais face à son destin et mis devant le fait accompli, le parti « Les démocrates » se retrouve au carrefour de la vérité. Une chose est sûre, la tâche ne sera pas aisée et le challenge s’annonce difficile mais pas impossible.
Gabin Goubiyi



















