Une cérémonie fort simple à l’image de l’illustre disparu. A 69 ans, il y a trois semaines, Philippe Hado a surpris ses confrères par sa disparition brutale. A la veille de ses obsèques, prévus pour ce jeudi 24 juillet, la crème de la presse, tous médias confondus, a fait le déplacement à l’Onip, siège du journal « La Nation » dans la grande salle de conférence.
Tour à tour, ses collègues, amis, parents, associations faîtières et personnalités se sont succédé au pupitre pour un témoignage pour la plupart émouvant. Tous ont décrit l’homme, le formateur, le professionnel, et le maître qu’il était en des termes élogieux. C’était un hommage simple, empreint de solennité, qui a duré deux heures d’horloge. L’ancien ministre de la Communication, Gaston Zossou très ému, dit avoir perdu, un frère, un ami, et un confident. La 7ème promotion du Cesti à laquelle le défunt appartenait, par la bouche de Gérard Migan lui a rendu un vibrant hommage, en le présentant comme un homme disponible, et serviable. Zakiath Latoundji, présidente de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) dans son allocution, dira qu’il était un technicien de la plume. Parfois incompris, mais à la fin, qu’il avait finalement raison. Le coordonnateur de l’hommage, Noël Allagbada empêché, pour cause de décès d’un membre de sa famille, en l’occurrence sa grande sœur, a envoyé son témoignage par un vocal WhatsApp depuis Djougou. Dans son message, il décrit un homme humble, assidu au travail et bosseur. Le doyen Léon Brathier, collègue pendant longtemps de Philippe Hado, ouvrant le bal des allocutions, a présenté les grands combats livrés ensemble pour la restructuration de la maison Onepi devenue par la suite Onip. Dans ce processus de restructuration, Philippe Hado a été tout comme d’autres collègues, un pionnier. Il n’a pas tari d’éloges à l’égard de son ancien collègue.
Le cinéaste Okhio, a présenté le défunt comme un homme de foi. La cérémonie a pris fin par la signature du livre de condoléances.
Abdourhamane Touré
















