Le volleyball béninois promet un avenir meilleur avec les efforts du gouvernement du président Patrice Talon. C’est du moins ce qu’il faut retenir des propos de Mouhamadou Chabi Talata, expert d’origine malienne déployé par le ministère des Sports pour le compte du département de l’Atlantique et du Littoral. Le technicien malien a analysé au travers d’une interview, la performance des jeunes volleyeurs ayant pris part à la phase finale de l’édition 2024 du Championnat national scolaire tenue à Avrankou entre le 17 et le 24 juillet juillet 2024. Ci-dessous, ses propos.
Quelle analyse faites-vous du niveau des jeunes joueurs ?
Mouhamadou Chabi Talata : Le niveau actuel des enfants est très satisfaisant. On sentait que les enfants venaient à peine de découvrir le volleyball. Il y a beaucoup d’enfants qui ne savaient pas comment se positionner sur le terrain. En dehors de ça, il y a maintenant ce que nous appelons l’attaque qui est l’une des techniques les plus compliquée, complexe. Ils le font avec une certaine aisance, une certaine technicité et on voit des jeunes poignées extraordinaire. Au niveau de chacune des équipes, on a noté quand même la présence d’un ou deux joueurs qui sortent carrément du lot et qui font des attaques. Ce niveau comparé à ce que nous avons vu lors des phases communales et départementales est en nette progression. Une des particularités de ce championnat c’est que nous avons remarqué que ces enfants apprennent vite. Si vous avez suivi le début de la compétition, les phases de poules, comparé au quart de finale, vous allez voir que beaucoup d’équipes ont progressé. Ce niveau de progression est extraordinaire. Pour nous, la satisfaction est totale.
Peut-on dire que le Bénin a de bons jours devant lui ?
Le Bénin a de très beaux jours devant lui. C’est l’occasion pour nous de remercier le président de la République pour ce projet, c’est-à-dire cette vision aussi grande en mettant en place ce projet. Également le ministère des sports à travers son ministre Benoît Dato pour son dynamisme parce qu’il a su redynamiser le travail des experts au niveau de l’encadrement de ces enfants. Nous sommes venus en appui en améliorant un peu les relations avec les fédérations et également les encadreurs dans les différents départements. Nous remercions aussi l’Obsu pour cette organisation.
Organisation parfaite, est-ce à dire que tout est réussi ?
Pour nous les techniciens, toutes les suggestions que nous avons eu à faire au Dg Obssu ont été prises en compte. On a vu sur les matchs, des arbitres qui sont qualifiés par la fédération. Nous avons posé ce problème parce que lors des phases communales, nous avons observé que beaucoup d’arbitres ne maîtrisaient pas le règlement. Là, nous avons des arbitres qualifiés qui officient les matchs avec un certain professionnalisme et qui sont très bien habillés. Les enfants sont très bien habillés. Lors des phases communales et départementales, nous avons vu des équipes venir sans maillot. À cette phase finale, ils ont deux jeux de maillots et ils ont des chasubles et beaucoup d’autres trucs. Sur le plan restauration, je n’ai rien à reprocher parce que les enfants mangent bien et dorment bien puisqu’ils sont dans des hôtels. Nous remercions encore une fois le directeur général de l’Obsu et le ministre des sports pour avoir permis cette retransmission en direct des matchs. Pour nous volleyeurs, l’introduction de notre discipline à cette phase nationale du championnat national scolaire était déjà une joie immense, et quand on retransmet nos matchs en direct, nous sommes comblés. Toutes les disciplines aujourd’hui peuvent se dire satisfaites de cette initiative. Si cela continue, je crois qu’il y a de l’avenir et de l’espoir pour le sport béninois.
Est-ce qu’on peut croire en une équipe nationale scolaire de volleyball du Bénin ?
Ce qui nous tue en Afrique c’est qu’on ne commence pas par le bas âge. Généralement, on ne prépare pas les enfants à la perfection, à la performance etc.. . Habituellement, les gens qui viennent jouer en équipe nationale, commencent à 17, 18 ans et autres. Or, lorsque les bases ne sont pas là, on ne peut pas faire ce que les autres font. Regardez ces enfants du championnat scolaire, les fondamentaux de bases sont là, et si ça continue c’est que vous aurez des joueurs complets. Ceux là, on va les former à mieux s’entraîner, ensuite à compétir et enfin à gagner. En ce moment, vous avez un joueur qui, lorsqu’il sait ce qu’il a à faire sur le terrain, son objectif c’est gagner parce qu’il a tout appris. Ce qui n’existe pas au niveau des grandes équipes, des séniors d’aujourd’hui. Mon souhait c’est de voir ces enfants là évoluer à ce niveau. Je pense que pour tous ceux qui sont là, c’est un satisfecit général. Nous disons encore un grand merci aux autorités au plus haut niveau et toujours demander leur accompagnement pour que ces enfants soient ceux qui vont révéler le Bénin demain.
Source : CellCom/Obssu




















