En prélude aux élections prévues en 2026 au Bénin, la Commission électorale nationale autonome (Céna) organise depuis ce mardi 26 août 2025, un atelier de renforcement des capacités consacré à la protection des élections. L’initiative est organisée avec l’appui de l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (Idea) et la coopération canadienne. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Laurentine Adossou Davo, rapporteur du Conseil électoral à la Céna, en présence de Cathérine Hughes, 1ère secrétaire à la coopération au bureau de l’ambassade du Canada au Bénin, de Erik Asplund, conseiller principal d’International Idea, du Directeur général des élections, Abou Boucary Soulé Adam, ainsi que de plusieurs membres et directeurs techniques de la Céna.
Dans son discours d’ouverture, Laurentine Adossou Davo rapporteur du Conseil électoral à la Céna, a souligné l’importance de cet atelier dans un contexte où les élections, souvent sources de tensions et de contestations, doivent être protégées. Elle a évoqué les nombreux facteurs de risque qui pèsent sur l’intégrité du processus électoral, tels que la désinformation, la fraude, la violence électorale ou encore le manque de transparence. Selon elle, ce rendez-vous vise à identifier ces menaces, mettre en œuvre des mécanismes de prévention et garantir la sincérité des scrutins à venir. « Il est impératif d’instaurer des normes électorales solides pour que chaque vote compte et reflète fidèlement la volonté du peuple », a-t-elle insisté. Pour Cathérine Hughes, représentante de l’ambassade du Canada, le renforcement des institutions démocratiques constitue une priorité. Elle a salué l’organisation de ces ateliers, les premiers du genre dans un pays francophone, et a encouragé les participants à partager leurs expériences et à s’approprier les outils mis à leur disposition. De son côté, Erik Asplund a présenté le Cadre intégré pour la protection des élections, développé par International Idea. Ce cadre offre une approche flexible pour aider les commissions électorales à évaluer les risques et à protéger l’intégrité électorale. Il a également rendu hommage à Racheal Ouko, ancienne membre de l’équipe de facilitation de l’atelier, récemment décédée, saluant son engagement pour des élections inclusives et transparentes en Afrique. « La protection des élections est une responsabilité partagée entre les institutions, la société civile, les médias et les citoyens », a rappelé Erik Asplund. La représentante de la commission électorale de L’île-Maurice, Yumi Irina Gita Naraidoo-Gooniah, est intervenue pour rappeler l’importance historique de Cotonou, lieu de signature de l’accord Acp-Ue, et souligner les bénéfices tirés par la République de Maurice de sa collaboration avec International Idea. Elle a encouragé les participants à tirer partie de cet atelier pour renforcer les mécanismes de vigilance face aux menaces pesant sur les processus électoraux. Durant trois jours, les 162 participants issus d’organismes électoraux, de la société civile, des partis politiques, des médias et d’institutions étatiques travailleront autour de plusieurs thématiques : cartographie des risques, méthodologie du projet, études de cas, travaux de groupe et simulations.
Léonce Adjévi



























