(Un accroissement de 5,5% par rapport au Bge 2023)
En sa séance extraordinaire du mardi 26 septembre 2023, le gouvernement a adopté le projet de décret portant transmission à l’Assemblée nationale, pour examen et vote, du projet de Budget général de l’Etat (Bge) pour l’exercice 2024.
Ce projet de loi de finances s’équilibre en ressources et en charges à 3.199,274 milliards de FCfa contre 3.033,337 milliards de FCfa prévus en loi de finances pour la gestion 2023, soit un accroissement de 5,5%.
Il prévoit un taux de croissance du Produit intérieur brut (Pib) de 6,5% en 2024 contre 6,1% attendu à fin décembre 2023, un déficit budgétaire qui s’établirait à 3,7% du Pib contre 4,3% projeté pour la fin de l’année 2023, un taux d’inflation maîtrisé et un niveau d’allocation de ressources aux actions à sensibilité sociale qui atteindrait 41,9% du budget général.
Par ailleurs, il est porté par des orientations visant à accélérer la transformation structurelle de l’économie et à opérer concomitamment, une meilleure répartition des fruits de la croissance pour plus d’équité et de justice sociale.
En outre, il réaffirme l’engagement du gouvernement de poursuivre la politique de redressement des comptes publics au service de l’équité, de la justice sociale et de l’investissement structurant ainsi que les efforts de résilience de l’économie nationale face aux chocs exogènes et aux effets néfastes du changement climatique.
Il est à noter que les ressources du budget de l’Etat pour la gestion 2024 sont chiffrées à 2.076 milliards de FCfa contre 1.840 milliards de FCfa prévus dans le scénario initial de la loi de finances 2023. Elles sont donc en augmentation de 236 milliards de FCfa, correspondant à un taux de progression d’environ 12,8%.
Cette bonne trajectoire des produits de recettes budgétaires, en dépit du contexte économique mondial peu favorable, confirme la résilience de notre économie qui se fait de plus en plus robuste. Elle est principalement le fruit des réformes fiscales et non fiscales centrées sur l’élargissement de l’assiette fiscale et la dynamique de consommation puis des investissements massifs dans les secteurs clés de l’économie en cours de réalisation depuis 2016.



















