Les projets asphaltage et Papc (Projet d’assaisonnement pluvial de Cotonou) au Bénin ne sont pure qu’une continuité. Le caractère ambitieux des projets amène certains détracteurs à mettre à l’épreuve la bonne foi du gouvernement Talon. Ainsi, dans le Pag, le volet intéressant le cadre de vie, ces deux projets ne sont que la même face d’une pièce de médaille. En faisant le bilan, l’on se rend compte de cette évidence qui est difficile à percevoir de loin. Un exercice de bilan étape par étape est assez évocateur.
Le point d’étape du projet asphaltage au Bénin doit être fait d’ailleurs comme tout projet du gouvernement de Patrice
Talon. Cet exercice doit être fait par le citoyen dans le but de savoir si les promesses faites au travers du Pag sont bien suivies ou si c’est un travail de la communication. Suivant le bilan et les actes observés sur le terrain, le régime du « Nouveau départ » est concret dans ses promesses. Après les maquettes suivies des coups de pioche, le bilan en 2020 est évocateur. Le ministre en charge du Cadre de vie, José Tonato, invité a fait le point et a confirmé ce qui s’observe dans les villes du Bénin. « Les marchés sont passés. Pour ceux qui ont vu la voie qui desserre le site du pèlerinage d’Ekpè, les lampes sont posées. Toutes les voies asphaltées aujourd’hui bénéficieront d’éclairage public solaire, sans oublier les espaces verts, les alignements d’arbres et les équipements de sécurité routière comme les feux tricolores, les panneaux d’information des populations. Enfin, le dernier qui concerne le mobilier urbain à savoir les banquettes et les poubelles dans les zones où il y a des délaissés de voirie pour permettre de faire ces aménagements. Tout ceci dans les 9 villes sélectionnées. Bref, le projet Asphaltage, c’est de la voirie, c’est de l’assainissement et c’est tout l’agrément en termes d’éclairage, d’espaces verts, de sécurité et de mobiliers urbains », a-t-il déclaré. Dans ces réalisations, la ville capitale politique, Porto-Novo, a intéressé les journalistes. Ils disent: « Monsieur le ministre, Porto-Novo qui a fait peau neuve à l’instar de 8 autres villes sélectionnées. Pourquoi cet engouement pour Porto-Novo ? », et à lui de répondre : « C’est vrai. Je vous remercie d’avoir choisi Porto-Novo parce que pour nous, Porto-Novo est emblématique. Porto-Novo doit retrouver les attributs d’une capitale. Et ça devient concret. Cette transformation comme vous le dites, se passe dans 9 villes du Bénin. Si je prends Cotonou, il y a des zones qu’on n’a pas pensé attaquer et depuis, les populations étaient à mille lieues de penser qu’on pouvait aménager ces zones. L’exemple du basfond de Vodjè en allant vers Agontinkon, le basfond d’Akpakpa dans la zone de Ciné Concorde… On travaille sur des axes structurants pour aider au décongestionnement, désenclavement des périphéries urbaines. C’est cela le développement. Au-delà de l’acte d’aménagement, vous êtes d’accord avec moi que le projet asphaltage est un acte qui dope l’économie urbaine. Simplement ça commence par le foncier, quand vous rénovez la voie quelque part, le foncier prend de valeur les activités économiques se développent.
Au plan social, nous sommes déjà à plus de 10.500 emplois créés. Sur les 222 milliards de FCfa du projet, dans sa première phase, nous avons déjà décaissé 122 milliards de FCfa. Et aujourd’hui, le projet est à un niveau d’avancement global de 80%. C’est un projet qui structure vraiment le paysage de nos villes. Et comme les villes sont les pôles de développement de notre territoire, l’agenda spatial du Bénin qui est le schéma d’aménagement du territoire, devient une réalité puisque les villes riches, ce sont des hinterlands plus riches, c’est la production qui est dopée et si on combine le Projet asphaltage avec l’aménagement des voies interurbaines que conduisent nos collègues du ministère des infrastructures, vous êtes d’accord que ce n’est pas un hasard si le Bénin en moins de 3 ans a pris la tête des producteurs de coton. Tout cela est lié. Le Pag, c’est un ensemble, je voudrais simplement dire que le projet asphaltage en lui tout seul résume l’ambition que le gouvernement porte et que le président Talon porte également pour notre pays, le Bénin et que je résume en une seule phrase : Rien n’est top
beau, rien n’est trop grand pour le Bénin, nous aussi nous méritons un cadre de vie qui soit digne de nous et qui facilite le développement de notre pays et de nos activités. »
Le point du projet Asphaltage en 2022
« L’assainissement se poursuit à travers le programme que nous avons baptisé « Asphaltage » qui est en fait le programme d’amélioration de la voirie, de l’assainissement dans notre métropole Cotonou, mais également dans les principales villes du Benin. Le programme « Asphaltage » se poursuit. En réalité, au-delà des infrastructures, c’est le programme d’amélioration de la mobilité urbaine, de la circulation dans nos villes et donc de dynamisation de l’économie parce que plus vous allez plus vite vous gagnez du temps, vous conduisez vos activités de façon plus aisée et quand vous gagnez du temps, vous gagnez de l’argent. Vous avez certainement dû observer que dans tous les quartiers où on a fait le programme « Asphaltage », les ravalements de façade, les reconstructions de maison, les rénovations d’habitat, c’est un moyen économique de doper vraiment le dynamisme de nos villes », a indiqué le ministre en charge du Cadre de vie, pour édifier sur la suite du projet Asphaltage.
Supposée remise en cause du projet Asphaltage
Avec le Programme d’assainissement pluvial de Cotonou au Bénin, beaucoup ont pensé que le Projet Asphaltage a reçu un coup. Mais le ministre dans son explication aux journalistes a démontré que c’est une continuité. « Le Pag continue également avec le Programme d’assainissement pluvial de Cotonou (Papc). Vous avez vu que nous avons lancé dernièrement ledit programme à hauteur de 264 milliards de FCfa, avec huit partenaires financiers qui font confiance au Bénin pour délivrer en cinq ans un programme qui était prévu pour être abouti dans le meilleur des cas en 2038. Donc, en 2025, si tout va bien ; en 2026, si nous glissons un peu, Cotonou sera définitivement hors d’eau, les inondations seront derrière nous, après qu’on ait réglé, j’insiste là-dessus, la question de l’érosion côtière. Ce qui se passe aujourd’hui sur le front Est est une question saisonnière, une conséquence des infrastructures qui ont été réalisées parce que l’érosion est le transit sédimentaire d’Ouest en Est qui emporte le sable sur nos côtes. Quand on essaie de l’arrêter quelque part, ça se creuse ailleurs. Il faut donc maîtriser les impacts, et nous sommes en train de travailler dessus pour accroître la résilience de nos populations vis-à-vis de leur viabilité habituelle », a-t-il.
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