À l’aube des demi-finales de la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations, le Marocain Brahim Díaz s’impose comme le grand favori pour le titre de meilleur buteur. Alors que les affiches Maroc – Nigéria et Sénégal – Égypte s’apprêtent à tenir l’Afrique en haleine, la lutte pour les distinctions individuelles atteint son paroxysme.
Dès le mercredi 14 janvier 2026, la compétition entre dans sa phase la plus prestigieuse avec un dernier carré royal. Le pays organisateur, le Maroc, devra se défaire du Nigéria pour espérer soulever le trophée à domicile, tandis que le Sénégal et l’Égypte s’affronteront dans un duel aux airs de revanche de la finale de 2021. Au cœur de ces enjeux collectifs, la bataille pour le titre de meilleur buteur électrise les débats, portée par des performances individuelles de haut vol. Brahim Díaz incarne parfaitement la réussite marocaine. Le prodige du Real Madrid, qui a choisi de porter les couleurs des Lions de l’Atlas au détriment de l’Espagne, survole le tournoi avec une efficacité redoutable. En inscrivant cinq buts en autant de rencontres, dont une réalisation cruciale en quart de finale face au Cameroun, il égale déjà la performance du meilleur buteur de l’édition précédente. Sa capacité à trouver le chemin des filets lors de chaque match en fait le principal danger pour les défenses adverses. Cependant, la menace reste réelle derrière le leader marocain. Victor Osimhen, fer de lance de l’attaque nigériane, talonne le Madrilène avec quatre réalisations à son actif. L’attaquant de Galatasaray, particulièrement influent lors du choc contre l’Algérie, n’a jamais caché son ambition de cumuler le sacre continental et le titre de Soulier d’or. Dans son sillage, une meute de poursuivants reste en embuscade avec trois buts chacun, parmi lesquels des figures emblématiques comme Mohamed Salah, Ademola Lookman ou encore Ayoub El Kaabi. Alors que le tournoi s’apprête à livrer son verdict, cette fin de compétition promet un suspense total. Chaque geste décisif lors des demi-finales de ce mercredi pourrait faire basculer le destin de ce trophée individuel tant convoité. La hiérarchie est établie, mais sur la pelouse, la réalité des chiffres reste à la merci du talent des grands attaquants du continent.
K. B. S. (Coll)




















