Engagée par la Fédération béninoise de Karaté-Do (Fbk-Do) sous l’accompagnement du tandem ministère des Sports-Ambassade de France, la 1ère édition de la Caravane « Toutes les filles au karaté » a été clôturée le samedi 02 décembre 2023. C’était à la faveur d’une compétition qui s’est déroulée dans l’antre du centre Capital Jeunesse de Fidjrossè, sous le regard de plusieurs personnalités dont la ministre des Affaires sociales et de la microfinance, ainsi que de la famille du feu maître Benjamin Soudé.
Faite de sensibilisation, de détection et de perfectionnement, la première édition de la Caravane « Toutes les filles au karaté » a connu son épilogue le week-end écoulé. Au terme de cette campagne qui s’est déroulée du 10 novembre au 02 décembre 2023, le bilan est positif. « La compétition s’est très bien passée comme toute la caravane. J’ai commencé le karaté à 02 ans et aujourd’hui j’ai 17 ans et il m’a appris à me maîtriser face à beaucoup de situations, comment me défendre, comment réagir dans certaines circonstances et surtout comment solliciter mon mental pour réussir dans la société. C’est cela qui a été enseigné aux filles et aux femmes durant toute la Caravane », a confié Ornelly Loukpé-Cohoun, pratiquante de karaté. A en croire Florence Ligan, représentante des femmes à la Fbk-Do, la caravane a été très fructueuse pour les bénéficiaires. « Elle nous a permis de faire une sensibilisation au niveau des écoles, des centres de formation, des femmes comme celles du marché Dantokpa et de l’armée pour expliquer le pourquoi il est important aux filles et à la femme de faire du karaté. Nous avons fait des camps d’initiation aux techniques de self-défense qui se sont tenus le 18 et le 25 novembre 2023 pour doter la fille de techniques pouvant lui permettre de se défendre en cas d’attaque physique et psychologique », a-t-elle détaillé avant de se réjouir de la réussite du projet. « Nous sommes très satisfaits parce que déjà au cours des sensibilisations, on a pu remarquer que les filles étaient intéressées. Elles ont adhéré aux messages. Elles posaient des questions, elles étaient curieuses… Le premier camp, nous avons eu près de 400 à 500 filles qui sont venues voir de quoi il s’agissait réellement. Le 25 novembre, c’est pareil. Il y a eu beaucoup de filles qui se sont déplacées et surtout qui, aujourd’hui, se disent prêtes à faire du Karaté pour avoir des armes pour se défendre dans la vie et pour les petites filles, réussir à l’école parce que nous leur avions expliqué que le Karaté, c’est tout sauf la violence ; c’est le courage, la mémoire, la concentration, c’est la réussite à l’école », a-t-elle confié. Pour Rock Armel Quenum, président de la Fbk-Do, cette caravane a été l’aubaine pour son comité exécutif, de participer à la lutte contre les violences basées sur le genre. « On entend beaucoup parler des violences faites aux femmes et aux filles. Dans notre pratique, il y a des éléments qui peuvent permettre à la femme de se défendre quand elle est attaquée », a-t-il souligné tout en saluant le soutien de l’exécutif béninois à travers le ministère des Sports et l’Ambassade de France. A son tour, Anne Bio Bigou, cheffe projet Sport au féminin au ministère des Sports, a salué tout le sérieux dont faire preuve la Fbk-Do pour promouvoir le Karaté béninois et l’émancipation des filles et femmes en particulier. « Avec grande joie, j’ai vu des prestations de self-défense, de maîtrise de soi, des techniques de défense… Il a été question de montrer aux filles qu’elles peuvent se défendre et c’est déjà un grand pas et cela fait partie de nos attentes pour ce projet à travers le karaté-do. C’est bénéfique pour les filles », a-t-elle déclaré.
Karol B. Sékou (Coll)
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