À la faveur d’un point de presse tenu au siège de l’Autorité de régulation du secteur de la santé le jeudi 15 janvier 2026 à Cotonou, il est mis à la disposition des médias des informations relatives aux principales réalisations de la Cellule de contrôle et d’inspection des structures de prestations de soins médicaux de l’Autorité de régulation du secteur de la santé au cours de l’année 2025.
Ces réalisations concernent les inspections médico-techniques, le contrôle au quotidien du respect des référentiels de qualité et de sécurité par les établissements de santé, puis les investigations des événements indésirables associés aux soins. S’agissant des améliorations constatées dans le secteur, Docteur Valère Goyito, coordonnateur par intérim de la cellule de contrôle et d’inspection des structures de prestations de soins médicaux cite la nette régression de l’insalubrité dans la plupart des établissements de santé, la médicalisation de certains centres de santé d’arrondissement, le recrutement substantiel des ressources humaines en santé, des ambulances qui sont disponibles, la réhabilitation et l’équipement de plusieurs établissements de santé, la mise en fonction de nouveaux établissements de santé, la mise à disposition des maternités, le kit de prise en charge des hémorragies après accouchement et la réalisation des forages d’eau dans les établissements de santé.
Inspections médico-techniques
Docteur Valère Goyito note que de janvier à décembre 2025, 928 établissements de santé ont été inspectés au moins une fois, dont 302 privés et 626 publics. Ces inspections à en croire le coordonnateur, ont permis de relever des dysfonctionnements liés à la pratique clandestine, aussi bien par des professionnels de santé que par des non-professionnels de santé. L’absence répétée et ou prolongée du promoteur de l’établissement de santé. Le retard dans la référence des patients pour une meilleure prise en charge, car souvent les communautés refusent d’utiliser les ambulances malgré les interventions de certaines autorités locales.
Selon Docteur Valère Goyito, la deuxième grande action a été réalisée au Cnhu-Hkm de Cotonou en avril 2025, aboutissant à une réorganisation du travail dans ce service et une dotation en équipement et matériel de pointe, ce qui a réduit substantiellement les plaintes d’insatisfaction des clients. Certains responsables demeurent encore indifférents à l’insalubrité et au manque d’hygiène dans leur environnement de travail. « Nous avons été amenés à fermer en décembre dernier, dans l’une de nos grandes villes, un cabinet de soins clandestins dont le promoteur entretenait une mitoyenneté, voire une mutualisation des espaces de soins avec ceux d’une porcherie d’une vingtaine de porcins. », a fait savoir ce dernier.
Des plantes
Au total, 28 plaintes ont fait l’objet d’investigations par la cellule dans 14 établissements de santé publique et 14 établissements de santé privée. Les principaux secteurs d’activités concernés par les investigations sont les suivants: maternité et gynécologie obstétrique, 18 investigations, soit 64%.
Les plaintes n’étaient pas justifiées dans 4 investigations. Dans les autres cas, il a été mis en évidence le dysfonctionnement ci-après, défaut de surveillance des patients dans certaines maternités, non-respect des recommandations et protocoles de soins en obstétrique, mauvais conditionnement des produits comme l’ocytocine, non-respect du cahier de charge des sages-femmes, réalisation d’actes hors de leur niveau de compétence par certaines aides-soignantes, mauvaise tenue des dossiers obstétriques, mauvais conditionnement des produits d’anesthésie, non-médicalisation des références, absence de traçabilité des références, retard au diagnostic du paludisme grave chez les enfants, délai excessivement long pour obtenir des rendez-vous, puis le résultat des examens d’imagerie médicale et une absence de mentoring des jeunes médecins. Quant aux préjudices graves subis, ils se répartissent comme suit :
7 décès maternels, 10 morts fœtales in utero ou de nouveau-nés, 2 décès d’adultes, 1 décès d’enfants, 1 traumatisme urétral grave. Les mesures prises après ces investigations sont la restitution des résultats aux établissements de santé concernés en vue de la correction des écarts et des faillances relevées, mais aussi l’accompagnement dans la correction de ces écarts. La transmission aux autres professionnels des rapports comportant des violations des principes d’éthique ou de déontologie médicale, la fermeture de certains centres.
Sergino Lokossou


















