(Guépards et Amazones ferristes décrochent 76 médailles)
De retour des 15èmes Championnats d’Afrique de bras de fer sportif tenus au Ghana, la délégation béninoise a été reçue en triomphe au ministère des Sports le lundi 4 mai 2026. Avec 76 médailles en poche et une qualification pour les Jeux Africains 2027, Guépards et Amazones ferristes confirment leur montée en puissance sur l’échiquier continental.
Le bâtiment du ministère des Sports dans la Cité ministérielle à Cotonou, a servi de cadre, le lundi 4 mai 2026, à une célébration empreinte de fierté nationale. Les athlètes béninois, auréolés de leurs récents succès à Accra, ont été accueillis par une haie d’honneur symbolique, marquant la reconnaissance de l’État envers ses nouveaux ambassadeurs de la force. Cette réception fait suite à une expédition ghanéenne particulièrement fructueuse où le drapeau national a flotté à maintes reprises sur les podiums du Complexe sportif Borteyman à Accra. Le bilan comptable de cette participation donne le tournis et témoigne de la domination des ferristes béninois. Gérémie Gbegniho, président de la Fédération béninoise de bras de fer sportif, a tenu à détailler cette performance remarquable. « Amazones et Guépards ferristes ont fait une recette de 76 médailles, dont 26 médailles d’or, 33 médailles d’argent et 17 médailles de bronze », a précisé le patron de la discipline au Bénin. Ces chiffres illustrent une hégémonie qui s’est parfois traduite par des finales 100 % béninoises, transformant la compétition africaine en une affaire interne.
Cette réussite ne relève pas du hasard mais d’un investissement rigoureux dans la préparation technique et mentale des compétiteurs. Pour Romialde Sossinou, sélectionneur principal de l’équipe nationale, les valeurs morales ont été le moteur de cette épopée. « Nos athlètes sont déterminés, disciplinés. Puisque c’est dans cette discipline, dès les leçons reçues, qu’ils nous ont présenté ce résultat », a confié le technicien. Ce sentiment de métamorphose est partagé par les athlètes eux-mêmes, qui constatent le changement de regard de leurs adversaires. Marie Rose Lalèyè, porte-parole des ferristes, se souvient qu’il y a de cela trois ans, le Bénin était minimisé. « Mais aujourd’hui, quand on rentre dans la salle, tout le monde nous envie. Et nous allons continuer dans cet élan », martèle-t-elle avec assurance. Le courage a également marqué les esprits, à l’image de Tylia Kiki qui, malgré une fracture contractée en plein effort, a tenu à ramener sa médaille. Cette résilience globale a permis au pays d’accrocher le titre de champion d’Afrique chez les para-ferristes et la place de vice-champion au classement général.
Présent pour saluer ces performances, le ministre des Sports, Benoît Dato, a exhorté les médaillés à ne pas relâcher leurs efforts malgré l’excellence des résultats actuels. « Continuez à vous battre parce que là, on est sur la seconde marche. Ça a un petit goût d’inachevé », a lancé l’autorité ministérielle avant de rassurer les sportifs sur le soutien indéfectible du gouvernement et du chef de l’État. L’avenir semble d’autant plus radieux que la relève est déjà au rendez-vous. Le jeune Fervent Sounou, devenu le plus jeune champion de la compétition avec deux breloques dorées, incarne cette nouvelle génération prête à porter haut les couleurs nationales. En ligne de mire, les Jeux Africains de 2027 se profilent déjà comme le prochain grand défi pour ces athlètes qui ont désormais soif de conquête mondiale.






















