Engagé avec une délégation de huit (8) athlètes, le Bénin a signé une performance historique lors des récents Championnats ouest-africains U18 et U20 organisés dans la capitale sénégalaise, en s’adjugeant une impressionnante moisson de dix médailles.
Du 3 au 5 juillet 2026, la piste et les aires de lancer du grand rendez-vous de Dakar ont vu éclore le talent brut d’une nouvelle génération béninoise particulièrement affûtée. Avec un ratio d’efficacité exceptionnel par rapport au nombre de compétiteurs engagés, la délégation béninoise s’est hissée parmi les meilleurs de la sous-région, totalisant trois médailles d’or, deux d’argent et cinq de bronze au terme de trois journées de compétitions intenses.L’héroïne incontestée de cette campagne dakaroise se nomme Houmou Boukary. Évoluant dans la catégorie des moins de vingt ans (U20), l’Amazone a marqué les esprits par sa polyvalence et sa détermination en glanant à elle seule deux titres de championne ouest-africaine. Elle est montée sur la plus haute marche du podium au triple saut grâce à une marque mesurée à 12,14 mètres, avant de réitérer son exploit au lancer du javelot. Non rassasiée par ce doublé doré, elle s’est également offert le luxe de décrocher une médaille d’argent au saut en longueur avec un bond à 5,35 mètres. La dynamique de la victoire a trouvé un écho tout aussi retentissant chez les moins de dix-sept ans (U17) grâce à la performance majuscule de Rufine Sonon. Alignée sur l’exigeant double tour de piste du 800 mètres, la jeune coureuse a dominé ses adversaires de bout en bout pour s’offrir une magnifique médaille d’or, confirmant ainsi les espoirs placés en elle.
La polyvalence et la régularité au cœur de la moisson
La régularité béninoise s’est également illustrée à travers le parcours remarquable de Fidélia Houého chez les U18. Athlète complète, elle s’est d’abord emparée de la médaille d’argent au saut en hauteur en franchissant une barre à 1,50 mètre. Elle a ensuite complété son armoire à trophées en montant à deux reprises sur la troisième marche du podium, d’abord au saut en longueur avec une performance de 5,58 mètres, puis lors de la finale particulièrement disputée du 100 mètres haies, bouclée dans le temps solide de 15 secondes 87. Le sprint et les lancers ont apporté leur pierre à cet édifice de succès. Sur la ligne droite de la catégorie U18, Loudie Ogoubi a fait sensation en s’adjugeant la médaille de bronze du 100 mètres au terme d’un sprint de haut niveau, validé par un remarquable chronomètre de 11 secondes 85. Du côté des lancers, Kissagui Ibrahim a fait parler sa puissance au lancer du poids en décrochant le bronze grâce à un jet mesuré à 11,02 mètres. Enfin, la densité du demi-fond béninois s’est confirmée chez les U20 avec la troisième place conquise de haute lutte par Chabi Alassane sur l’épreuve du 800 mètres.
Les promesses d’un renouveau technique national
Au-delà des métaux précieux et des breloques ramenées au pays, ces Championnats ouest-africains témoignent du saut qualitatif global réalisé par l’athlétisme national. Les performances chronométriques ainsi que les marques techniques enregistrées à Dakar soulignent la progression constante des structures de formation locales. Ce bilan flatteur vient valider la stratégie à long terme et le travail de fond mené quotidiennement par les athlètes, leurs entraîneurs respectifs et les clubs engagés. En encadrant cette jeunesse triomphante, le Bénin démontre qu’il dispose désormais d’un vivier de talents capables de rivaliser avec les meilleures nations continentales dans les années à venir.
K. B. S. (Coll)



















