Richard Allossohoun, député du parti Up Le renouveau : « Nous sommes favorables à toutes les propositions… »

« Nous avons abordé plusieurs sujets dont principalement la décision de la Cour constitutionnelle qui demande que les députés puissent se pencher sur la relecture du Code électoral. Le chef de l’Etat a voulu avoir l’avis de notre groupe parlementaire sur la question. La position de l’Union progressiste le renouveau est que nous sommes favorables à toutes les propositions qui seront faites et de façon consensuelle. C’est d’ailleurs pour cette raison que le chef de l’Etat n’a pas voulu rencontrer seulement les deux partis de la mouvance représentés à l’Assemblée nationale mais a invité aussi l’opposition qui aura son mot à dire parce que c’est ensemble que nous aurons à examiner le code électoral. S’il advenait que nous devons forcément toucher des dates au niveau du code électoral, il s’avère que ces mêmes dates seront inscrites dans la constitution. Pour ma part, nous ne pouvons pas modifier le code sans toucher la constitution par rapport aux dates. A l’étape où nous sommes, la constitution est révisable tous les jours. Ce n’est plus une question taboue aujourd’hui. Si le parlement doit réviser la constitution aujourd’hui, le peuple béninois doit avoir l’œil sur l’article 42 qui dit que nul ne peut faire de sa vie, quelles que soient les circonstances, plus de deux mandats présidentiels. Le Bénin n’est plus à l’étape où on peut truquer la constitution pour rechercher un troisième mandat. Donc, les béninois ne doivent plus avoir peur dès que nous aurons à évoquer la question de la révision de la constitution. Nous allons rechercher le consensus à tout prix pour baliser le terrain à notre pays. »
Propos recueillis par G. G
Habibou Woroucoubou, député du parti Les démocrates: « Nous sommes disposés à participer à la correction »

« L’objet était de rencontrer les acteurs politiques pour discuter désormais des questions majeures de la République de manière à pouvoir réaliser le consensus autour des questions qui concernent toute la nation. Nous pensons que ce n’est pas une mauvaise chose mais comment se fait-il qu’il a fallu attendre huit ans avant que le président ne comprenne que pour des questions concernant toute la Nation, il est important que tous les acteurs puissent se retrouver pour réaliser le consensus. Il vaut mieux tard que jamais. Nous pensons que c’est une bonne chose. La question qui nous a réunis, c’est par rapport au Code électoral que la Cour constitutionnelle nous a demandé de réviser. Le président a voulu savoir si nous avons déjà notre position par rapport à ce qu’il faut réviser dans le Code. Comme vous le savez, on n’avait pas de précision sur l’objet de la séance donc on ne s’est pas préparé pour répondre à une quelconque question. Nous n’avons pas une position particulière à l’heure où nous parlons par rapport à la révision du Code. On s’en tient tout simplement à la décision de la Cour constitutionnelle qui nous demande de corriger un certain nombre de choses. Nous sommes favorables, disposés à participer à la correction dont nous a parlé la Cour constitutionnelle. Si éventuellement, il existe encore d’autres éléments à corriger, nous allons y prendre part pour faire ce que la Nation nous a demandé ».
Source : Fraternité Fm




















