(Un véritable moteur de transformation et levier d’intégration du Bénin dans les chaînes de valeur)
La Conférence périodique 2025 du Ministère de l’économie et des finances a mis en lumière les avancées du Bénin dans son intégration aux chaînes de valeur régionales et internationales. Parmi les communications majeures, celle de Faki Adjé, directeur général adjoint de la Sipi-Benin SA, a particulièrement retenu l’attention, en exposant les opportunités qu’offre la Zone industrielle de Glo-Djigbé (Gdiz) et son rôle dans la transformation structurelle de l’économie nationale. C’était le mardi 18 novembre 2025 à Cotonou.
Ouverte par le directeur de cabinet du ministre de l’Économie et des finances, Hermann Takou, la Conférence périodique 2025 a réuni experts, partenaires techniques, diplomates et acteurs du secteur privé autour d’une ambition centrale : renforcer l’intégration du Bénin dans les chaînes de valeur régionales et internationales. Dans son discours de bienvenue, le directeur général de l’Économie, Aristide Médénou, a rappelé la vocation de cette rencontre : un cadre d’analyse et de partage permettant d’identifier les leviers nécessaires pour accélérer la transformation structurelle en cours. Revenant sur les acquis du Pag 1 et du Pag 2, il a salué les progrès reconnus par le Fmi, dont la montée en puissance d’un symbole fort : la Zone industrielle de Glo-Djigbé. C’est justement sur ce pilier industriel que s’est illustrée l’une des présentations les plus attendues : celle de Faki Adjé, directeur général adjoint de la Sipi-Benin SA, structure gestionnaire de la Gdiz. Il a exposé les opportunités attractives offertes aux investisseurs, allant de l’accès facilité aux infrastructures modernes à un écosystème industriel intégré favorisant la transformation locale du coton, de l’anacarde, du soja et d’autres filières porteuses. Selon lui, la Gdiz constitue aujourd’hui un accélérateur de création de chaînes de valeur, un espace où l’agro-industrie béninoise franchit un cap décisif vers la compétitivité internationale. Hermann Takou a, pour sa part, insisté sur la nécessité d’enrichir davantage ces performances, malgré les progrès remarquables : infrastructures modernisées, climat des affaires renforcé, essor industriel notable. La marge de progression reste importante, notamment dans l’exportation de produits transformés et la montée en gamme des industries locales. Les participants sont ainsi appelés à approfondir les analyses et formuler des recommandations opérationnelles pour consolider cette dynamique. Tous s’accordent sur un point : la Gdiz incarne désormais un levier stratégique incontournable dans la transformation structurelle et l’intégration du Bénin dans les chaînes de valeur mondiales.
Gabin GOUBIYI

















