La présidente du Conseil de surveillance du sous-secteur pharmaceutique (Cs-Ssp) Dr. Nathalie Migan Diogo, entouré des membres de l’instance, a animé un point de presse le mardi 20 janvier 2026 dans les locaux de l’Autorité de régulation du secteur de la santé à Cotonou. Objectif : mieux faire connaître le rôle stratégique du Conseil de surveillance du sous-secteur pharmaceutique, mais aussi révélé les actions du Cs-Ssp dans la lutte contre les médicaments de qualité inférieure ou falsifiés, communément appelés faux médicaments.
A l’occasion du point de presse, la présidente du Conseil de surveillance du sous-secteur pharmaceutique, Dr. Nathalie Migan Diogo, a déclaré que le Cs-Ssp est une instance stratégique de contrôle, d’analyse et de proposition, en évaluant la performance et l’efficacité du sous-secteur pharmaceutique afin de formuler des recommandations visant à renforcer sa gouvernance et son efficacité globale. D’après elle, l’action du Cs-Ssp s’articule autour de quatre axes majeurs, notamment l’orientation et le contrôle des activités des institutions du sous-secteur, l’exercice du rôle d’instance de recours, la réflexion sur l’évolution du sous-secteur pharmaceutique et la coordination de la lutte contre les faux médicaments. « Le Conseil de surveillance effectue régulièrement des missions sur le terrain pour apprécier les performances des structures, identifier les difficultés rencontrées et recommander des actions d’amélioration continue au bénéfice des usagers du système de santé », a confié Dr. Nathalie Migan Diogo. Elle a ajouté que l’organe reçoit et traite les saisines de ces acteurs, et contribue à la résolution des problématiques en analysant les dysfonctionnements et les préoccupations exprimées, dans un esprit de concertation entre les différentes parties prenantes. A l’entendre, depuis sa création, 22 saisines ont été analysées et traitées par le Conseil de surveillance. « Chacune a donné lieu à des recommandations ou des décisions concrètes dont le Conseil de surveillance assure le suivi », a-t-elle fait savoir.
Plus de 150 opérations menées et plus de 250 tonnes de faux médicaments saisie en 2025
Outre ces actions, les activités du Conseil de surveillance portent sur la coordination de la lutte contre les médicaments de qualité inférieure ou falsifiés, plus communément appelés faux médicaments, qui constituent une menace grave pour la santé publique. A ce titre, la présidente du Cs-Ssp a révélé que face à ce fléau, le Conseil de surveillance collabore étroitement avec l’Agence béninoise du médicament, la Police républicaine, la Douane et les autorités judiciaires. « Cette coopération interinstitutionnelle structurée, qui positionne aujourd’hui le Bénin comme une référence régionale dans la lutte contre les faux médicaments, a permis le déploiement d’actions coordonnées au sein de chacune des structures concernées, renforçant significativement les mécanismes de contrôle et de répression. Cette dynamique s’est traduite par une intensification notable des opérations sur le terrain, aboutissant à des résultats sans précédent en matière de saisies », a soutenu la pharmacienne de formation. A l’en croire, le Conseil de surveillance a réalisé plus de 150 opérations ayant permis la saisie de plus de 250 tonnes de faux médicaments en 2025. Parallèlement aux actions répressives, selon elle, des campagnes de sensibilisation sont régulièrement conduites afin d’informer les populations sur les risques sanitaires liés aux faux médicaments et de promouvoir des comportements responsables, notamment le recours aux circuits légaux de distribution. Pour finir, elle a invité les populations à faire preuve de vigilance et de responsabilité en se procurant leurs médicaments exclusivement dans les structures pharmaceutiques autorisées, et en évitant systématiquement les médicaments vendus dans la rue ou dans des circuits informels. Il faut noter que le Cs-Ssp a été mis en place en septembre 2022, dans le cadre des réformes engagées sous l’impulsion du président Patrice Talon, afin de renforcer durablement le système de santé.
Patrice Zoundé (Coll)


















