Depuis dix ans, le gouvernement du Bénin, à travers le ministère de la Santé, lutte contre le trafic, la consommation et la vente des médicaments frelatés ou de contrebande. A l’occasion de la conférence de presse du vendredi 5 juin 2026, Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, a souligné que le gouvernement du président Wadagni va durcir la lutte contre les médicaments dopants nuisibles à la santé communément appelé « Atinkinkouin ». Il a rappelé que la lutte contre les médicaments frelatés ou de qualité inférieure a été l’une des luttes les plus acharnées du gouvernement par le passé, et ça va continuer. « Parce qu’imaginez, vous allez sous l’échangeur de Houeyiho, sur l’ancien pont, très tôt le matin, vous voyez des bonnes dames qui vendent de la tisane, et derrière, un étalage où il y a un peu de tout, que ce soit du Tramadol ou d’autres médicaments. Les Zémidjans prennent ces tisanes avec ces médicaments pour se doper. Ils rentrent dans la ville, ils conduisent jusqu’à tomber et ils font un Avc », a déploré le ministre de la Santé. Pour lutter contre la consommation des produits psychotropes qui nuisent à la jeunesse, il a indiqué que le gouvernement a « déclenché une lutte implacable » avec un « comité multisectoriel composé de la Police républicaine, de la Douane, et le secteur pharmaceutique et autres, qui travaillent pour éliminer le trafic de ces médicaments ». Le ministre de la Santé a fait savoir qu’au niveau des pharmacies, l’achat du tramadol est soumis à une prescription médicale. « C’est un médicament sous contrôle, et c’est pour éviter que les jeunes ne s’adonnent à la consommation de ce médicament à d’autres fins, les rendant dépendants et leur créant d’autres problèmes de santé », a renseigné le ministre Benjamin Hounkpatin.
Patrice Zoundé (Coll)

















