(Le dossier renvoyé au 12 août prochain)
Accusé de s’être passé pour un militaire, un homme s’est défendu devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) en début de semaine dernière. Le prévenu a été placé en détention dans un dossier de présumé détournement de 79 millions de FCfa dans une structure d’épargne et de crédit.
Il est reproché au prévenu de s’être fait passer pour un militaire pour escroquer son amante, une veuve avec qui il était en relation amoureuse. Selon la plaignante, l’accusé l’a presque dépouillée. L’amante a expliqué sa rencontre avec cet homme dont elle a fait la connaissance après le décès de son époux. Selon elle, le mis en cause était un de ses clients. De statut de client, il est passé au prétendant. La femme dit n’avoir pas trouvé d’objection parce qu’elle voulait refaire sa vie après la mort de son mari. Dans sa déposition, la victime présumée a fait comprendre qu’elle lui a totalement fait confiance compte tenu des garanties qu’il présentait. Elle a déclaré devant les juges que l’homme changeait de véhicules à chaque fois qu’il devrait venir la voir. Selon elle, le prévenu se serait fait passer pour un capitaine de l’Armée qui travaille à la présidence. Il lui aurait également miroité qu’il investit dans une structure d’octroi de crédit à Cotonou. Convoqué à la barre pour répondre des accusations mises à sa charge, l’accusé a plaidé non coupable. Sur les effets militaires, il a déclaré que ce sont les équipements de son ex-petite amie. Présente à l’audience, l’ex-copine a reconnu uniquement le béret qui lui appartiendrait. Elle a systématiquement démenti être la propriétaire du galon. Elle n’est pas au niveau du galon retrouvé chez le prévenu. Sur la tenue militaire, elle a laissé planer un doute. L’homme a été également interpellé dans un dossier de présumé vol de 79 millions de FCfa dans une structure financière. Il est poursuivi au même titre que deux chefs d’agence de la structure pour les faits d’abus de confiance, de fausses attestations et de blanchiment de capitaux et de la complicité de ces chefs d’accusation. Après les interrogatoires, le juge a renvoyé le dossier au 12 août 2024 pour poursuivre les débats.
P. Z. (Coll)

















