Un ex-commandant des Forces spéciales françaises à la retraite, a été présenté, le lundi 16 février 2026, devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Selon Libre express, il est reproché au ressortissant français des faits de fausses attestations pour avoir participé à l’établissement de faux permis de conduire béninois pour le compte de plusieurs proches. Dans ce dossier, l’ex-commandant est poursuivi avec mandat de dépôt et les deux autres sans mandat de dépôt. À la barre, l’ex-officier de l’armée française n’a pas reconnu les faits mis à sa charge. Le prévenu a confié qu’il est arrivé au Bénin pour des raisons professionnelles après qu’il se soit converti en entrepreneur. Parmi les personnes citées dans ce dossier, un opérateur économique étranger qui a déclaré ne pas avoir fait usage d’un faux permis de conduire. En revanche, un Français d’une trentaine d’années également impliqué dans l’affaire, a reconnu avoir utilisé un document irrégulier, tout en affirmant ignorer qu’il s’agissait d’une contrefaçon. Interrogé sur son propre permis, le prévenu a expliqué avoir converti son permis français en permis ivoirien après un séjour en Côte d’Ivoire. Selon les éléments évoqués à l’audience, l’établissement des faux documents aurait nécessité le paiement d’environ 150.000 francs Cfa, somme sur laquelle l’accusé aurait perçu une commission. La Cour a également fait savoir que du matériel informatique ainsi que des vidéos illustrant un processus de fabrication de faux documents, auraient été retrouvés à son domicile. Le principal prévenu a nié toute implication directe, soutenant avoir uniquement servi d’intermédiaire pour une autre personne qu’il présente comme le véritable instigateur. Le dossier a été renvoyé au 16 mars 2026 pour continuation.
Le Matinal du 7 septembre 2022


















