La deuxième édition de la fête identitaire Adjoséwa, organisée par l’association Adjosé Omo Yoruba, a eu lieu le samedi 20 décembre 2025 sur l’esplanade du stade Charles de Gaulle à Porto-Novo. L’objectif est de renforcer la cohésion des Yoruba pour leur intégration harmonieuse dans la nation béninoise à travers la promotion de leurs valeurs. Plusieurs chefs coutumiers et autorités politico-administratives dont Mathieu Ahouansou, directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, étaient de la partie.
Solidarité, unité d’action et cohésion. Voilà quelques valeurs de la communauté Yoruba qui ont été mises en exergue, lors de la célébration de la deuxième édition de la fête identitaire Adjoséwa organisée par l’association Adjosé Omo Yoruba, à Porto-Novo, ce week-end. Tous les intervenants ont appelé les Yoruba du Bénin à préserver leur culture, malgré l’évolution du monde. « Cette fête n’est pas qu’une simple occasion de réjouissance. C’est aussi et surtout un rendez-vous avec notre histoire, nos racines et nos valeurs d’’homme intègre. Dans un monde qui change constamment, célébrer notre culture, c’est affirmer notre identité et transmettre à nos enfants l’héritage de la solidarité, du respect mutuel et du travail bien fait. La communauté Yoruba du Bénin est une mosaïque de richesses. Que nous venions de Porto-Novo, de Kétou, Pobê, de Savè, de Saketé, d’Adjarra ou d’ailleurs, nous sommes unis par le sang et dans le fond, par la même langue. Mais au-delà de notre communauté, la fête Ajoséwa célèbre notre intégration harmonieuse dans la nation béninoise. Nous sommes fiers de contribuer, aux côtés de toutes les autres communautés du Bénin, à la construction d’un pays fort, uni, solidaire et prospère…… », a déclaré le président du comité d’organisation, Oumiou Amoussa.
Lançant les festivités de la deuxième édition de Adjoséwa, le président du comité d’organisation, Moukaram Badarou, a montré l’importance de la culture d’un peuple pour son développement. « Je voudrais rappeler à notre aimable attention que tout arbre sans racine ne peut prospérer et qu’un peuple sans histoire et sans culture est un monde sans âme. Oui, un peuple sans conviction et sans vision est un peuple sans frein et un peuple sans histoire est comme un homme sans mémoire. En droite ligne de ce rappel, nous devons tout faire, individuellement et collectivement, pour conjurer l’acculturation et multiplier les efforts pour nous connecter à nos réalités, à nos us ainsi qu’à nos coutumes. Nous ne devons pas nous éloigner de notre identité, bien au contraire, nous devons continuer par être des Yoruba dignes de ce nom. Yoruba nous sommes, Yoruba nous devons être tout en étant en parfaite communion avec les autres communautés nationales…… », a-t-il expliqué, avant d’annoncer la distinction de cinq personnalités qui ont positvement marqué la communauté Yoruba et le Bénin. << Ce prix de reconnaissance, c’est pour célébrer les mérites de plusieurs personnalités qui se sont distinguées dans les œuvres sociales et de solidarité agissante. Il s’agit d’exprimer notre profonde gratitude à l’endroit de ces personnalités de la communauté Yoruba qui se sont sacrifiées de différentes manières pour la communauté et pour le pays…. », a souligné Moukaram Badarou. Il s’agit de feu commissaire de Police,
Wabi Latifou, de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Antoine Kolawolé Idji, du ministre de la Culture, Jean Michel Abimbola, du maire de Savè, Denis Oba Chabi et de la femme d’affaires, Mouinatou Salami. Ils ont reçu leur prix à travers leurs représentants. Les réjouissances populaires ont mis fin à la manifestation.
Jules Yaovi Maoussi (Bureau régional Ouémé-Plateau)



















