À Conakry, Londres met en avant les garanties financières accordées au Bénin pour illustrer sa capacité à financer de grands projets en Afrique francophone. Une stratégie qui accompagne ses ambitions commerciales dans la sous-région.
Le Bénin s’invite au cœur de la stratégie britannique de conquête des marchés africains. À l’occasion de la cinquième édition du Forum de commerce et d’investissement Royaume-Uni–Afrique de l’Ouest et Afrique centrale francophone (Wcaf), ouvert récemment à Conakry, Londres a mis en avant les garanties financières accordées à Cotonou pour la réalisation de la Cité ministérielle. Une opération présentée comme une illustration concrète de son savoir-faire en matière de financement des infrastructures.
Selon La Marina Bj, dans un article publié le 22 octobre 2026, le dispositif évoqué porte sur 82 millions de livres sterling, soit environ 53,7 milliards de Fcfa, à travers Uk Export Finance (Ukef), l’organisme britannique de soutien aux exportations. Le projet concerné correspondrait à la Cité ministérielle de Cotonou, dont les travaux ont été engagés depuis 2021 et qui accueille déjà plusieurs ministères.
Un levier d’influence économique
D’après le média, cette annonce ne correspondrait donc pas au lancement d’un nouveau chantier, mais à la mise en avant d’un mécanisme de garantie financière négocié antérieurement. Londres s’appuierait ainsi sur une infrastructure déjà opérationnelle pour démontrer sa capacité à accompagner des projets d’envergure dans l’espace ouest-africain.
L’autre volet annoncé concerne un financement de 20 millions de livres sterling, soit environ 13,1 milliards de Fcfa, destiné à un campus consacré à la défense et à la sécurité, confié au groupe Acc Uk Group Ltd.
Pour le Royaume-Uni, ces engagements s’inscrivent dans une stratégie d’expansion commerciale visant à renforcer sa présence sur des marchés historiquement dominés par d’autres partenaires européens. L’Ukef entend notamment mobiliser ses instruments financiers pour soutenir de nouveaux contrats dans la région.
Le cas béninois devient ainsi une vitrine diplomatique et économique pour Londres, qui cherche à convertir ses réalisations et garanties financières en nouvelles opportunités commerciales en Afrique francophone.



















