L’inquiétude grandit autour des Guépards footballeurs du Bénin après la cinglante gifle reçue le mardi 9 juin 2026 au stade El Bachir de Mohammédia, au Maroc, où les Éperviers du Togo ont lourdement corrigé le Onze national sur le score sans appel de 5-1. Ce revers amical, concédé en clôture du stage de la trêve internationale, met en lumière les profondes lacunes d’un groupe en panne d’inspiration et de repères techniques.
Pourtant, l’ouverture du score précoce par l’ailier Felipe Santos laissait augurer une issue différente, mais l’égalisation togolaise sur un but contre son camp du défenseur Mohamed Tijani, suivie de l’expulsion du milieu de terrain Samadou Attidjikou en début de seconde période, a totalement fait sombrer le collectif béninois. Privés de huit (8) cadres habituels, les choix tactiques et la profondeur de banc du sélectionneur Gernot Rohr se retrouvent aujourd’hui sous le feu des critiques. Cette déroute s’inscrit dans une dynamique globale particulièrement alarmante pour l’encadrement technique et la fédération béninoise de football (Fbf). Sur ses dix (10) dernières sorties, le Onze national affiche un bilan comptable famélique de 5 défaites, 3 victoires légères et 2 matchs nuls, marqué par une incapacité chronique à s’imposer et une fébrilité défensive qui inquiète au plus haut point le douzième homme. Le naufrage collectif face au Togo vient ainsi alourdir des statistiques déjà préoccupantes, portant le total récent à 10 rencontres compliquées où les insuffisances tactiques ont régulièrement pris le pas sur les intentions de jeu. Le déclin des résultats a débuté lors de la 10ème et dernière journée des éliminatoires pour la Coupe du monde 2026, conclue par un cinglant revers de 4-0 face au Nigeria le 14 octobre 2025. Par la suite, la rencontre amicale face au Burkina Faso, perdue 3-0 le 18 novembre 2025, servait de baromètre pour la préparation à la Coupe d’Afrique des Nations au Maroc.
Performances en
dents de scie
Durant cette phase finale continentale, le Onze national s’est d’abord incliné 1-0 contre la République Démocratique du Congo le 23 décembre 2025, avant de se reprendre de justesse face au Botswana par un score de 1-0 le 27 décembre 2025. La phase de groupes s’est achevée sur une lourde défaite de 3 buts à 0 face au Sénégal le 30 décembre 2025. Malgré ces difficultés, le parcours s’est arrêté brutalement dès l’étape des huitièmes de finale le 5 janvier 2026, avec une élimination 3-1 concédée au bout des prolongations contre la redoutable formation des Pharaons d’Égypte. Les sorties amicales qui ont suivi durant l’année 2026 n’ont fait que confirmer cette crise de résultats. Si les Guépards ont réussi à enchaîner deux courtes victoires sur le score de 1-0, d’abord face au Libéria le 27 mars 2026 puis contre la Guinée le 31 mars 2026, la suite s’est avérée bien moins reluisante. Dans le cadre de la fenêtre Fifa de ce mois de juin 2026, Jodel Dossou et les siens ont chaviré. Un nul frustrant 1-1 a été concédé face au Niger le 5 juin dernier, juste avant le naufrage de 5-1 subi contre le Togo.
Un avenir compromis avant les prochaines échéances
Face à cette situation délétère, les choix de Gernot Rohr et la discipline collective de ses hommes devront impérativement faire l’objet d’un redressement immédiat sous peine de compromettre sérieusement les chances de qualification pour l’édition suivante de la fête du football africain. À la veille du démarrage des éliminatoires pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations, la reconstruction du mental et de la structure défensive s’impose comme un chantier prioritaire pour espérer retrouver un niveau de compétitivité digne des ambitions nationales.
Karol B. Sékou (Coll)




















