Le Secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, s’est exprimé le vendredi 11 avril 2025 lors de sa séance d’échanges avec les professionnels des médias au siège du quotidien « La Nation ». Parmi les sujets abordés, il est revenu de manière appuyée sur la réforme électorale qui a introduit les élections générales au Bénin.
Selon Wilfried Léandre Houngbédji, cette réforme vise avant tout à permettre une gouvernance plus stable, avec une concentration accrue sur le travail de développement national plutôt que sur les joutes électorales répétitives. « Quand on a fait la réforme pour établir une année électorale avec des élections générales, c’est parce que nous voulions que pendant au moins quatre ans et demi, l’on soit concentré sur le travail à faire pour faire progresser notre pays », a-t-il affirmé. Il a rappelé qu’avant cette réforme, le pays était régulièrement plongé dans une dynamique électorale quasi permanente, avec une élection programmée tous les 18 mois en moyenne. Cette fréquence réduisait considérablement le temps consacré aux actions de développement. « Aujourd’hui, avec les élections générales, nous avons maximum six mois tous les cinq ans pour nous occuper des élections. Ensuite, place au travail, à la modernisation et au progrès », a-t-il insisté.
Quid du duo de la mouvance à la Présidentielle ?
Le porte-parole du gouvernement a également évoqué la position du président de la République, Patrice Talon, sur le choix du duo de candidats qui représentera la majorité à la prochaine élection présidentielle. « Le chef de l’État dit, j’attendrai avec la majorité qui me soutient, j’attendrai le plus longtemps possible avant de procéder à la désignation du duo de candidats », a-t-il rapporté, soulignant que toute précipitation risquerait de compromettre les objectifs de la réforme.
Léonce Adjévi



















