Les élections de 2026 s’annoncent comme un défi à notre Nation. Elle a souvent organisé des élections, qu’elles soient législatives, communales ou présidentielle, mais celles de 2026 sont des élections couplées. C’est une première qui mérite qu’on y attache du prix dans un contexte où les citoyens ne s’intéressent plus aux élections. Michel Alokpo, Secrétaire général du Cadre de concertation des confessions religieuses (Cccr) attire l’attention sur le fait et appelle les leaders religieux à travailler dans ce sens.
En 2006, les populations étaient sorties massivement pour exprimer leur droit de vote en faveur d’un candidat. Mais depuis lors, les donnes ont changé. Les gens ne s’intéressent plus aux élections. C’est l’amer constat fait par Michel Alokpo, Secrétaire général du Cadre de concertation des confessions religieuses (Cccr). « En 2021, le taux de participation n’était pas honorable. 2023, c’était pareille » soutient-il. De ses analyses et expériences personnelles, il estime que le faible taux de participation des citoyens aux élections au Bénin est dû d’une part à la situation économique caractérisée par le faible pouvoir d’achat des populations qui n’arrivent pas à manger. « C’est un problème !» s’alarme-t-il. D’autre part, la situation est également due à l’effectif pléthorique des partis politiques et de la guéguerre entre les hommes politiques. Selon lui, les enjeux de 2026 sont grands et ne doivent laisser personne indifférent. « Ce qui va se passer en 2026, doit préoccuper tout le monde. Le choix du leader qui va gérer notre pays, c’est important. Ce n’est pas parce que ton parti n’a pas présenté un candidat à l’élection présidentielle que tu n’iras pas voter», souligne le Sg/Cccr. Pour avoir été coordonnateur dans le processus électoral pendant plusieurs années, il a remarqué que beaucoup ne savent pas voter. D’où son invite à l’endroit des leaders religieux, toute tendances confondues. «Notre mission première est d’amener les citoyens à accomplir leur devoir civique », recommande-t-il. La loi fondamentale a conféré à chaque citoyen le droit de vote. Mais malheureusement, nombreux sont ceux qui foulent ce droit aux pieds. «C’est un devoir civique. Beaucoup de Béninois ne savent pas. Sortir pour voter, ils s’enfichent.», regrette Michel Alokpo. Cette attitude désinvolte n’est pas sans inconvénient. A en croire ses propos, lors des élections, il y a souvent des fraudes. A cela s’ajoute un code électoral controversé qui est une source de conflits. Dans ce contexte, les leaders religieux ont un rôle déterminant à jouer pour préserver la paix acquis au prix de sacrifice et de hautes luttes. « Je crois que nous sommes là pour apaiser, pour dire ce que le bon citoyen doit faire. Si non, cela pourrait amener les citoyens en âge de voter de s’abstenir.» Les leaders religieux doivent alors prêcher dans leur lieu de culte l’importance du droit de vote en vue d’éviter le boycott du scrutin.
Zéphirin Toasségnitché (Br Zou-Collines)

















