Une délégation d’experts électoraux de la zone Cemac, conduite par Cyrille Nguiegang Ntchassep, a été reçue en audience dans l’après-midi de ce mardi 13 janvier 2026 par le président de la Commission électorale nationale autonome (Céna), Sacca Lafia. À cette occasion, la mission a officiellement remis son rapport d’observation sur les élections législatives et communales du 11 janvier 2026. À l’issue de cette rencontre, le porte-parole de la délégation s’est exprimé devant la presse pour faire le point sur les conclusions de la mission.
Selon Cyrille Nguiegang Ntchassep, la visite à la Cemac visait d’abord à présenter les civilités de la mission à l’institution qui l’a accréditée pour observer ce scrutin, qualifié d’historique en raison de son caractère couplé. Il a également indiqué que cette audience était l’occasion de rendre compte officiellement de leur mission après la déclaration préliminaire faite plus tôt devant les médias. La délégation a par ailleurs exprimé sa gratitude aux autorités électorales béninoises pour l’accueil et les facilités accordées, qui ont permis aux observateurs de circuler librement sur l’ensemble du territoire national. Déployés en synergie avec les missions nationales, les experts de la Cemac ont pu couvrir une large partie du pays. « Nous repartons très satisfaits du déroulement du scrutin. Malgré quelques dysfonctionnements inévitables, l’évaluation globale reste très positive », a déclaré le porte-parole. La mission a également salué la confiance accordée par la Céna à l’expertise africaine, fondée sur l’expérience acquise par ses membres dans plusieurs pays du continent, notamment en Afrique du Sud et à Madagascar. Au-delà de l’aspect technique, Cyrille Nguiegang Ntchassep a souligné la dimension panafricaniste de la démarche de la mission. Selon lui, l’objectif est d’aider les États africains à améliorer la qualité de leurs processus électoraux et à éviter les crises souvent liées aux scrutins. Il a présenté le Bénin comme un modèle en matière d’organisation électorale, de stabilité et de paix. « Pendant les élections, les citoyens vivent dans la quiétude, se saluent et participent dans un climat apaisé. Cela devrait être la norme en Afrique », a-t-il affirmé. La mission a également mis en avant la facilité de circulation et l’absence de tracasseries administratives, qu’elle considère comme une traduction concrète de l’esprit de l’Union africaine et du panafricanisme. Pour les experts de la Cemac, le Bénin s’impose aujourd’hui comme une vitrine démocratique et un cas d’école pour le continent africain, tant sur le plan électoral que sur celui de la stabilité politique et du développement.
Léonce Adjévi
























