Dans le cadre de la modernisation, de la simplification et de la gestion dématérialisée de l’état civil au Bénin, plusieurs réformes ont conduit à une législation qui encadre désormais les faits d’état civil et la délivrance des documents administratifs qui en découlent. Cette facilité remarquable accordée aux citoyens pour se faire enregistrer au Registre national des personnes physiques (Rnpp) et se faire délivrer leurs actes d’état civil, mérite aussi une surveillance particulière pour sécuriser le système afin de déceler et régler promptement toutes les sortes de fraudes à l’identification et à l’état civil. Raison pour laquelle avec l’appui financier du projet Wuri, il est organisé une formation sur la mise en place d’un mécanisme d’alerte anti-fraude. Selon Jean Aholou, coordonnateur national du projet Wuri, « depuis la réforme de l’état civil, le Bénin connaît une étape nouvelle de son développement. Ainsi, il est possible pour quiconque vivant soit sur le territoire national ou à l’étranger, de demander en un clic son acte d’état et de l’obtenir instantanément ». Malheureusement, ce développement s’accompagne par des effets pervers auxquels l’Anip a l’obligation de répondre face aux malintentionnés. C’est dans le souci d’apporter une solution et de sécuriser les données à caractère personnel de tous les administrés au Bénin, que deux solutions ont été apportées : mécanisme de sauvegarde des droits des usagers et la mise en place d’un mécanisme d’alerte anti-fraude. Ces outils ne pouvant être opérationnels qu’à travers des acteurs que sont les fonctionnaires de Police qui accompagnent l’Anip, la présente formation a été donc organisée le vendredi 11 novembre 2022 à leur endroit. Procédant à l’ouverture des travaux, Herbert Assogba, Personne responsable des marchés publics et chargé du partenariat à l’Anip, a expliqué le mécanisme d’alerte à la fraude. « C’est un instrument de lutte contre la fraude qui sera co-géré par tous les acteurs de l’administration qui interviennent dans la délivrance d’un acte administratif ou judiciaire ou qui conduit à faire établir un acte d’identification », a fait savoir Herbert Assogba. Ce mécanisme qui fonctionne à travers l’application « Halte fraude » (mobile et web), met en réseau tous les ministères en charge de l’identification que sont entre autres, de la Justice, des Affaires étrangères, de l’Intérieur et de la Décentralisation pour faire front contre la fraude documentaire afin de garantir la crédibilité et la fiabilité des documents d’identification délivrés au Bénin.
Serge Adanlao

















