Le footballeur international béninois, Charbel Gomez, est victime d’une mauvaise communication dans une affaire d’ignorance de la grandeur d’une mission républicaine avec la sélection U23 du Bénin. Une situation qui a dégénéré grâce aux médias sociaux qui n’ont pas pris la peine d’investiguer. Un comportement qui ternit l’image des sportifs béninois et nécessite désormais, une prise de conscience.
La mauvaise communication, c’est le mal qui détruit aujourd’hui les sportifs béninois. Les médias, surtout ceux sociaux, n’ont plus, pour la plupart du temps, la patience pour une gestion professionnelle de l’information. A la recherche de scoop, ces derniers ne patientent plus pour vérifier à fond l’information avant de la diffuser. Ils se jettent là-dessus sans prendre la peine de mesurer un tant soit peu, les répercussions que cela aura sur la personne concernée. Le cas regrettable est celui qui oppose actuellement l’international footballeur béninois, Charbel Gomez à la sélection nationale olympique entraînée par Bruno Goudjo Adula. En effet, convoqué en sélection nationale U23, Charbel Gomez a répondu favorablement à l’appel du sélectionneur Bruno Goudjo Adula. Il a alors foulé le sol béninois dans la soirée du lundi 11 octobre 2022, mais n’a pas rejoint le lieu de rassemblement des joueurs. Un acte qui n’a pas plu au technicien béninois qui a purement et simplement prononcé l’exclusion du joueur après de vaines tentatives de le joindre. Une information rapidement relayée par les médias sociaux qui livrent l’Ecureuil au lynchage.
Charbel Gomez rattrapé par son passé
Au lendemain de cet acte, le joueur de Amiens (Ligue 2 France), malgré son exclusion, a présenté ses excuses publiques à travers une note vocale via ses réseaux sociaux. A entendre ce dernier, la situation ne présageait encore rien de grave quand elle est montée sur la toile. « Au peuple béninois, au coach, au staff technique, j’aimerais m’excuser pour ce qui s’est produit. Je n’avais pas l’intention de refuser de rejoindre le groupe. Je me suis dit, comme en équipe nationale A, quand on rentre, on va chez soi pour saluer la famille avant de rejoindre l’hôtel à midi. Je me suis dit que c’est pareil vu que je n’avais pas le programme. Je voudrais donc vraiment m’excuser auprès du peuple béninois, du coach et son encadrement technique», a-t-il regretté. Si cela s’avérait réel et vérifié, à qui le tort alors ? L’encadrement technique aurait quand même pu prendre la peine de notifier au joueur qu’il devrait directement rejoindre le campement à sa descente de l’avion. Dans ce cas de figure, le sélectionneur mettra le joueur devant le fait accompli pour avoir le plein droit d’exclure ce dernier s’il n’obtempérait pas. Chose qui n’aurait pas été faite selon les propos du joueur. Une mécompréhension qui expose désormais le joueur au peuple local, puisque les médias, dans leur devoir d’informer le public sportif, contribuent à l’amplification de la situation. L’image du jeune Ecureuil semble être plus entachée puisque, se rappelant de ses erreurs du passé, le public sportif a eu la faveur d’un esprit de critique envers le talent béninois. Un fait qui n’est quand même plus nouveau et qui entrave depuis quelques temps, la relation entre le joueur et les dirigeants amiénois.
« Le linge sale se lave en famille »
Constatons que les joueurs béninois souffrent de la mauvaise gestion des situations par leurs sélectionneurs. Ces derniers n’ont pas souvent des notions de communication et exposent librement les joueurs alors que la meilleure manière de gérer une situation est de prendre contact avec l’intéressé afin d’appréhender le nœud du problème pour trouver des pistes de solutions avant de prendre des décisions. Il faut alors comprendre que, aujourd’hui, les relations publiques, la communication, les plateformes digitales et le community management jouent un rôle important en termes de protection, de développement et de promotion de l’image d’un athlète. L’autre paramètre qui détruit les athlètes est l’absence d’une cellule de communication digne du nom pour les sortir d’affaire face à de pareilles situations. Ils subissent alors, tout simplement le sort qui leur est désormais réservé. Le staff technique des U23 béninois mené par Bruno Goudjo Adula est alors appelé à mettre de l’eau dans son vin en revoyant sa décision même si sa fierté est en jeu. Les médias sociaux doivent comprendre que le linge sale se lave en famille. Ce qui demanderait à ce que chacun mette désormais du bémol dans le traitement d’une information qui pourrait ternir l’image des sportifs locaux qui ne sont rien d’autres que des valeurs de la Nation. Une faute avouée est à moitié pardonnée.
Karol Sékou (Coll)




















