Depuis quelques années, la Fédération béninoise de football (Fbf) opère une mutation profonde de son image et de ses infrastructures. Avec l’essor du football féminin, l’arrivée de partenaires stratégiques et l’investissement massif dans la formation à la base, l’institution dirigée par Mathurin de Chacus entend franchir un nouveau palier sur l’échiquier continental.
Nelson Avadémey, responsable de la communication de la Fbf, dresse le bilan de ces réformes et dessine les ambitions futures du cuir rond national. À l’en croire, l’un des signaux les plus forts de cette transformation réside dans l’attractivité croissante des compétitions locales. La régularité des championnats a permis de restaurer une crédibilité essentielle pour séduire le secteur privé. « Ces dernières années, il faut dire qu’il y a une visibilité accrue au niveau du championnat féminin. Il y a la confiance des sponsors ; on peut citer 1xBet Bénin, on peut parler de Sèmè City à travers la Max-Althis, qui ont donné leur confiance à la Fédération béninoise de football et qui les accompagnent chaque jour », explique Nelson Avadémey. Cette synergie entre l’instance faîtière et les annonceurs offre aujourd’hui une plateforme d’exposition sans précédent pour les athlètes. Au-delà de l’aspect événementiel, la Fbf mise sur la durabilité à travers une politique de formation structurée sur l’ensemble du territoire. La construction et la mise en service de centres de haut niveau constituent désormais le socle de cette stratégie de développement. « La régularité des championnats, la création des centres de formation, la construction du centre de formation exclusivement pour les jeunes filles à Lokossa, le centre de formation de N’Dali qui forme les jeunes garçons, et le centre de formation de Missérété qui forme aussi les jeunes garçons », énumère le patron de la communication. Selon lui, c’est précisément cette architecture qui renforce l’aura de l’institution, précisant que la Fédération « reste focus dans la formation des jeunes talents ». L’objectif final de ces investissements reste la performance internationale, tant pour les sélections nationales que pour les joueurs à titre individuel. Nelson Avadémey ne cache pas ses aspirations pour les années à venir, plaçant la barre très haut pour le football béninois. Il évoque notamment ses « espérances de voir un jour le Bénin qualifié pour les demi-finales de la Coupe d’Afrique, de voir les équipes féminines participer à une phase finale de la Can féminine ». Pour conclure, il souligne l’importance de l’exportation du savoir-faire local : « de voir un jour des jeunes talents béninois évoluer dans les plus grands clubs en Europe. Ce serait tout bénéfique pour le football béninois ».




















