La capitale économique béninoise accueille, depuis hier lundi 26 octobre 2026, la première édition du Capital Reach Forum. Initiée par la Société de gestion et d’intermédiation Africaine de gestion et d’intermédiation (Sgi-Agi), cette rencontre de deux jours s’achève ce mardi 27 octobre 2026 2026 à Cotonou, avec pour mission de créer un pont entre les entreprises, les investisseurs et les instihtutions financières pour stimuler le financement de l’économie réelle.
La problématique de l’accès aux capitaux réunit les plus grands décideurs économiques de la sous-région au Bénin. Placé sous le thème « Finance africaine de proximité : rendre le marché plus accessible, plus utile et plus transactionnel », Capital Reach Forum entend transformer le potentiel du marché financier en opportunités d’investissements concrètes. Le Directeur général de la Sgi-Agi, Théodore Ganfle a rappelé le sens fondamental de cette démarche lors de la cérémonie d’ouverture officielle. « Notre réussite ne se mesurera pas seulement à la qualité des interventions prononcées ici. Elle se mesurera, demain, aux contacts noués, aux projets mieux structurés, aux investisseurs mobilisés et aux financements effectivement réalisés », a-t-il déclaré devant le parterre d’autorités gouvernementales et de dirigeants d’institutions. À l’en croire, trois priorités majeures guident ces travaux. Il s’agit de l’établissement d’un lien direct entre les porteurs de projets et les bailleurs de fonds, la clarification des instruments financiers disponibles puis l’élargissement de l’actionnariat à la population et à la diaspora. L’objectif final reste de mobiliser plus efficacement l’épargne locale au service du développement de l’espace Uemoa. Présent à ce rendez-vous international, le Conseiller spécial du président de la Banque africaine de développement (Bad) et Coordonnateur de la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (Nafad) a souligné le contraste entre l’abondance des ressources continentales et les difficultés des petites entités. « Nous disposons de 4000 milliards de dollars sur le continent. Paradoxalement, nous souffrons toujours de déficit de financement », a précisé Didier Acouetey. Face à cette situation, le représentant de l’institution panaméricaine a préconisé un renforcement de la coordination, une meilleure gestion des risques et un regroupement des Petites et Moyennes Entreprises. Selon lui, l’agrégation de ces entités au sein de paniers d’actifs partagés permettra de sécuriser les opérations et d’offrir l’échelle nécessaire pour capter l’attention des bailleurs de fonds majeurs.
Engagement de l’État béninois pour une finance
inclusive
Prenant la parole pour le lancement officiel des travaux, le ministre de l’Économie et des Finances, chargé de la Coopération, Aristide Médénou a insisté sur la nécessité impérieuse de rapprocher les instruments de financement des acteurs économiques réels. « Il est temps de briser le paradoxe d’un marché financier sous-régional liquide mais trop éloigné de nos Pme. Le développement de nos économies exige une finance inclusive, capable de transformer chaque projet bancable en levier de croissance », a-t-il martelé. La cérémonie s’est déroulée en présence de personnalités de haut rang, notamment l’ancien Premier ministre Lionel Zinsou, le président du Conseil économique et social Abdoulaye Bio Tchané et le commissaire de l’Uemoa, Mahamadou Gado. Le programme de ces deux journées s’articule autour de plusieurs panels stratégiques et d’échanges de premier plan, abordant notamment les marchés de capitaux africains, l’élargissement de la base des investisseurs et l’accélération des transactions à travers des cas pratiques comme les opérations Zaka et Keur Samba. Le forum prévoit également des sessions de masterclass, un deal lab axé sur le passage du mandat au closing, ainsi qu’un panel de clôture décisif consacré aux capitaux nécessaires pour bâtir les champions industriels africains avant la cérémonie de clôture officielle prévue ce jour mardi 27 octobre 2026.
Léonce Adjévi




















