Poursuivis dans une affaire de fraude dans l’attribution de marchés publics, des responsables de la préfecture de Cotonou et un chef d’entreprise se sont retrouvés devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Le dossier a été ouvert le lundi 15 juillet 2024, par la juridiction spéciale.
La préfecture de Cotonou au cœur d’une affaire de fraude dans l’attribution de marchés publics devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Sont impliqués des responsables de cette structure étatique et un chef d’entreprise. Au nombre de 4, il s’agit précisément d’un assistant du préfet, du chef du Service des affaires financières, de la Personne responsable des marchés publics de la préfecture et d’un chef d’entreprise, mari de la Prmp. Ils sont poursuivis par le parquet spécial pour les faits d’« abus de fonctions et de complicité d’abus de fonctions ». Selon Banouto, l’accusation reproche aux prévenus, agents de la préfecture d’avoir attribué un marché de sécurité au mari de la Prmp dans des conditions douteuses. Devant les juges de la Criet le lundi 15 juillet 2024, les mis en cause ont plaidé non coupables. Ils ont rejeté les chefs d’accusation mis à leur charge.
A tour de rôle devant la juridiction spéciale, ils ont livré leur part de vérité et fait observer qu’ils n’en sont pour rien dans cette affaire. Après plus d’une heure de débats, la Criet a renvoyé le dossier au 5 août 2024. Le juge a convoqué à cette prochaine audience la secrétaire de la Csaf et les deux nouveaux plaignants du dossier, pour entendre leur version des faits.
Il est à rappeler que ce dossier de marchés publics a éclaté après une plainte d’un chargé de mission du préfet du Littoral. La victime présumée a dénoncé le traitement qui lui est réservé par le Csaf. Selon le plaignant, le chef du Service affaires financières lui doit des primes de mission d’un montant de 195 000 FCfa. Pour cet argent qu’il n’aurait jamais pris et dont il s’est plaint à tout le monde, même au préfet, le chargé de mission dit avoir été surpris de voir des états qu’il aurait signé. Selon lui, ce n’est pas le montant qui l’a amené à saisir la justice, mais qu’il a peur qu’on lui sorte demain des états de millions ou de milliards en son nom. Le plaignant a déclaré n’avoir pas oublié son passage devant la Criet en 2019 avec l’ex-préfet du Littoral, Modeste Toboula, précise Banouto.
L. A.


















