Le Chef d’état-major général des Forces armées béninoises, le général Fructueux Gbaguidi a réagi sur les événements du 7 décembre. Le patron de l’armée béninois condamne cette dérive qui selon lui constitue une trahison. Lire son entretien accordé à Bip radio.
Quelle est la situation aujourd’hui ? Est-ce que tout va bien ?
Après les événements du 7 décembre, tout va bien dans les Forces armées béninoises à présent. Nous avons remobilisé les personnels des Fab parce que ce qui nous est arrivé est regrettable. Des frères d’armes retournent leurs armes contre la république, contre leurs frères d’armes. C’est une honte. Ça ne devrait pas se passer. Nous servons la république, nous servons la constitution, nous avons le devoir d’être loyal. Quand nous sommes face à une telle situation, on ne peut que déplorer cette trahison. Ceux qui étaient en face étaient des frères d’armes. J’espère qu’ils ont compris la gravité des actes posés et je suis persuadé qu’ils rentreront dans la république.
Avez-vous eu les premiers éléments d’enquête ?
Nous ne menons pas des enquêtes, nous sommes des Forces armées béninoises. C’est la policé républicaine qui se charge de mener les enquêtes. Les enquêtes sont en cours et je ne suis pas pressé d’avoir les résultats. Ils me parviendront quand le directeur général de la police républicaine va rendre compte à l’autorité suprême et que l’autorité voudra bien partager ça avec moi.
Avez-vous fait l’évaluation ?
Au sein des Fab, avec ce qui s’est passé, nous avons fait une revue de personnel. Nous savons qui est en désertion après les événements du 7 décembre. Nous savons ceux qui sont restés sur les rangs mais qui ont participé à cette forfaiture. Le point a été fait et le compte rendu a été fait à l’autorité. Dans toute société, il y a des gens qui ne suivent pas la ligne directrice. C’est malheureusement le cas pour le camarade qui a pris les armes contre le pays, un garçon que j’aimais bien, un garçon qu’à la limite, je coachais. Je suis déçu. Je prie pour lui là où il est parce qu’il a posé des actes très graves.
Où se trouve Tigri ?
Ce n’est pas mon rôle.
Combien de vos hommes ont été embarqués dans cette mutinerie ?
Pour le moment une trentaine ont été arrêtés et une dizaine se trouve encore au niveau de la police pour enquête. Je ne peux vous en dire plus parce que je ne sais pas qui sera inculpé et qui ne le sera pas parce que et je ne sais non plus qui sera mis sous mandat de dépôt. Ce qui est sûr c’est que dans quelques semaines nous saurons après les enquêtes qui sont en train d’être menées par la direction de la Police républicaine. Les grandes nations passent toujours par des épreuves. Je pense que nous avons connu une épreuve et que nous avons le devoir de rebondir afin que plus jamais, cela n’arrive dans notre pays.
Source : Bip radio


















