Le gouvernement du président Patrice Talon ne cesse d’élever son degré de pragmatisme et son réalisme dans l’exécution de son programme d’actions. Au dernier Conseil des ministres, tenu le mercredi 6 juillet 2022, il a fait sortir un autre grand jeu digne d’un authentique planificateur. En effet, dans un esprit cartésien visant à éviter les ruptures de stocks de cartes biométriques pour la généralisation en cours du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) qui induira un plus grand besoin de cartes aux assurés, le Conseil a autorisé la fourniture, par le prestataire habituel, d’un lot de 1.500.000 cartes d’identité pré-personnalisées. Débarrassée de toute analyse au pifomètre, cette décision salutaire et responsable est innervée par la prévision d’un rush des demandes suite à la généralisation du projet Arch, car ce sont ces cartes biométriques qui servent de sésame aux bénéficiaires. Egalement, elle est motivée par la toute récente décision du Conseil des ministres de mettre définitivement un terme à l’établissement de cartes nationales d’identité non biométriques. Les demandes pourraient s’accentuer. Il faut donc prévenir le risque. Cette démarche structurelle ne devrait pas être interprétée autrement. En faisant ce pas, l’image renvoyée par le gouvernement du ‘’ Nouveau départ’ ’n’est qu’une mesure normale de prévoyance. Elle ne voudra pas insinuer que la mise en service des équipements de l’Anip est remise aux calendes grecques. Rappelons d’ailleurs que le gouvernement, pour permettre à l’Anip d’assurer efficacement le service de l’identité nationale, a fait acquérir des équipements de pointe pour l’établissement des cartes d’identité biométriques.
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Le Matinal du 12 août 2022

















