Rendre durablement propres et attractives les villes du Grand Nokoué, en développant des solutions innovantes de gestion des déchets et de la salubrité à faible empreinte écologique et créatrice d’emplois. C’est la mission essentielle assignée par le gouvernement à la Société de gestion des déchets et de la salubrité urbaine du Grand Nokoué (Sgds-Gn) à sa création en 2018. Mais, c’est pratiquement en 2020 que la Sgdsn a véritablement démarré ses activités. Faisant le point le mercredi 6 juillet 2022 des deux années d’activités, Valéry Lawson, Directeur général de la Sgds-Gn, a énuméré face à la presse les principaux acquis et des défis qui restent à relever.
Pour mener à bien sa mission, la Société de gestion des déchets et de la salubrité urbaine du Grand Nokoué (Sgds-Gn) a d’abord restructuré et réorganisé le système de précollecte des déchets qui existait. Désormais, ce sont 67 zones qui sont desservies. Le gouvernement a, pour y arriver, accordé 1,7 milliard de francs Cfa à 67 Pme, qui offrent désormais un service gratuit et disponible à près de 438 000 ménages. De nouveaux points de regroupements ont été également construits pour les zones d’accès difficile, de nouveaux dépotoirs reconstruits. Tout ceci a débouché sur la création de 1200 nouveaux emplois durables. Il y a aussi un suivi numérique des 67 zones. Avec un investissement de 7,2 milliards de francs Cfa, 80 camions de collecte et 30 bernes de dernière génération, permettent de collecter 160 000 tonnes de déchets. Il s’agit maintenant pour le Dg Sgds-Gn, d’optimiser la collecte, par une meilleure sensibilisation des ménages, qui devraient pourvoir organiser un tri à la source. Tous ces éléments mis bout à bout, permettent à Valery Lawson d’affirmer que les villes du Grand Nokoué sont aujourd’hui plus propres, que les ressources en eau respirent mieux. Le défi que la Sgds-Gn se donne pour les prochaines années, c’est d’améliorer et renforcer ce qui se fait. Cela passe, entre autres, par la construction prochainement à Porto-Novo et Abomey-Calavi, d’unités de tri semi-mécanisées, afin d’optimiser et de réduire le coût du transport des déchets. Un programme d’éducation à l’écocitoyenneté en milieu scolaire destiné à 16 000 apprenants, devrait permettre de faire adopter à la jeune génération de nouveaux modes de consommation et de bonnes pratiques pour aborder la transition écologique et les changements climatiques.
Wilfrid Noubadan
















