Gestion durable des ressources naturelles : Le projet Mangroves dresse son bilan à mi-parcours
Le comité national de pilotage du projet « Renforcement de la résilience des systèmes humains et naturels au changement climatique à travers la conservation et l’utilisation durable des écosystèmes de mangrove dans le sud Bénin » s’est réuni en session ordinaire spéciale au titre de l’année 2026 le mercredi 8 juillet 2026 à la salle de conférence de la direction générale des Eaux, forets et chasse. Une rencontre qui a permis de faire le point des avancées du premier semestre et de scruter les derniers obstacles avant la phase décisive du projet.
Entré dans sa troisième année de mise en œuvre, le projet Mangroves dont les zones d’intervention sont Grand-Popo, Ouidah, Abomey-Calavi, Bopa, Kpomassè, Comè, Aguégués, Sô-Ava et Sèmè Kpdji, franchit un cap hautement stratégique. Réunis autour d’une même table, les cadres des ministères partenaires, les maires des communes bénéficiaires, l’équipe de coordination et le représentant de la Fao (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) ont procédé à l’évaluation rigoureuse des actions menées depuis le lancement de cette initiative écologique majeure.
Le Directeur général des eaux, forêts et chasse, également directeur national du projet, Adjakou Akoutan Adjinda, a d’emblée qualifié cette session d’« exceptionnelle ». Au-delà de l’analyse technique des indicateurs, ce rendez-vous coïncide avec la mise à disposition de matériels roulants et de production au profit des groupements communautaires. « Cela marque une avancée significative », a souligné le directeur national. Alors qu’un point d’étape rigoureux doit être , le patron du projet a exhorté les participants à traquer sans complaisance les derniers goulots d’étranglement : « Après avoir mobilisé des moyens suffisants, nous devons identifier les difficultés qui persistent pour que ce projet soit une réussite totale à l’approche du tournant décisif. »
La résilience environnementale au cœur de la vision gouvernementale
Prenant la parole pour lancer officiellement les travaux, le Président du comité national de pilotage Sévérin N’sia a salué la résilience des systèmes naturels et humains promue par le projet, rappelant que cette initiative est la déclinaison directe de la politique forestière nationale et de la vision globale du chef de l’État en matière de gestion durable des ressources. Tout en félicitant l’assiduité des membres du comité, le Président a tenu à rendre un hommage appuyé à l’équipe de coordination pour les résultats obtenus en dépit des contraintes de terrain, ainsi qu’au Directeur national pour son écoute attentive et son appui constant. « Le gouvernement est pleinement avec nous. C’est le moment de redoubler d’efforts pour consolider nos acquis et réorienter nos actions afin que tous les objectifs fixés soient pleinement atteints », a-t-il soutenu. Avec la distribution imminente des nouveaux équipements, le projet Mangroves s’offre un second souffle pour garantir la préservation des écosystèmes côtiers béninois tout en améliorant durablement les conditions de vie des communautés locales.
Par ailleurs, l’objectif du projet est d’accroître la résilience des écosystèmes de mangrove et des communautés agricoles, forestières et halieutiques qui en dépendent face au changement climatique et soutenir la conservation de la biodiversité et des services écosystémiques dans les paysages de mangrove des sites Ramsar 1017 et 1018. Pour sa mise en œuvre, le projet compte sur des partenaires comme le Fonds pour l’environnement mondial (Fem), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et le ministère du cadre de vie et des transports en charge du développement durable.


















