En séjour au Bénin, Bertin Nahum, pionnier mondial de la robotique médicale, a multiplié les échanges avec les décideurs de l’économie numérique et de l’industrie. Cette visite, placée sous le signe du partage d’expertise et de la détection de synergies, vise à amplifier la dynamique de modernisation technologique en cours dans le pays.
L’écosystème numérique béninois connaît une effervescence particulière avec la présence à Cotonou de Bertin Nahum. Le fondateur de Quantum Surgical et créateur du célèbre robot chirurgical Rosa est venu redécouvrir ses racines tout en se mesurant au génie créateur local. Pour Marc-André Loko, Directeur général de l’Agence des systèmes d’information et du numérique (Asin), cette rencontre est une opportunité stratégique pour confronter les défis béninois à l’expérience d’une sommité internationale. « Il était important pour lui d’essayer de comprendre un peu mieux les dynamiques qui étaient en cours dans le pays, et en particulier sur des matières un peu plus scientifiques quand on voit son parcours », explique le patron de l’Asin. Selon lui, le lien entre la robotique médicale et les systèmes d’information est automatique, tant l’intelligence artificielle et le logiciel sont aujourd’hui transversaux.
Au cœur des discussions, la question de la formation et de l’éveil des vocations occupe une place centrale. Marc-André Loko insiste sur la nécessité de généraliser les environnements d’apprentissage dès le plus jeune âge. « On se rend compte à quel point nous devons accentuer cela et le généraliser vraiment profondément encore plus tôt, pas seulement quand on passe dans l’enseignement supérieur, mais dès le primaire, dès le secondaire, parce que c’est là où on crée des vocations », soutient-il. Cette vision est partagée par Wanilo Medegan-Fagla, Directeur général du Centre national d’investigation numérique (Cnin), qui voit en Bertin Nahum un modèle capable de libérer les énergies de la jeunesse béninoise. « Les échanges ont tourné autour de la libération des énergies. Comment faire pour qu’il n’y ait non plus qu’un seul Bertin Nahum béninois, mais qu’il y en ait plein. », explique le directeur du Cnin.
L’ambition de ce séjour dépasse le cadre de la simple visite de courtoisie pour s’ancrer dans le développement industriel et économique. À la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé (Gdiz), l’heure est à la réflexion sur l’intégration de centres d’innovation de pointe. Létondji Béheton, Directeur général de la Sipi-Bénin S.a., mise sur la notoriété de l’inventeur pour attirer d’autres experts de haut niveau. « Bertin Nahum peut faire venir ici au Bénin des gens qui interviennent dans ce domaine, des sommités. Cela va permettre à nos jeunes d’être exposés à ces sommités avec lesquelles il travaille tous les jours », confie-t-il avec optimisme. L’objectif est d’utiliser ces réseaux internationaux pour accélérer la croissance économique engagée depuis une décennie.
De son côté, Bertin Nahum ne cache pas son admiration devant la transformation structurelle du Bénin. S’il reconnaît que ses activités actuelles en robotique répondent à des problématiques très spécifiques, il reste convaincu que l’avenir technologique du pays passera par des solutions adaptées aux réalités locales. « Mon ambition, c’est de contribuer à la hauteur de mes possibilités, à amplifier ce mouvement de changement du pays et de modernisation », affirme l’entrepreneur. Pour celui qui considère le Bénin comme une terre d’opportunités remarquables, la priorité reste l’écoute et l’accompagnement de projets ambitieux qui répondent fidèlement aux besoins des citoyens.
















